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Chef Seattle: la fin de la vie et le début de la survivance.   2 comments

La fin de la vie et le début de la survivance.

Réponse du Chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une « réserve » pour le peuple indien.

Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L’idée nous parait étrange.

Si nous ne possédons pas la fraicheur de l’aire et le miroitement de l’eau. Comment est-ce que vous pouvez les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte est sacré dans le souvenir et l’expérience de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles.  Nos morts n’oublient  jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous.  Les fleurs parfumées sont nos sœurs : le cerf, le cheval, le grand aigle, le corbeau, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney et l’homme tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande t-il beaucoup de nous. Le Grand Chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler et l’enseigner à vos enfants que les rivières sont nos frères et les vôtres et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour nos frères.

Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Je ne sais pas. Nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l’homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l’homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme sauvage et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang et l’odeur du vent lui-même  lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge car toutes choses partagent le même souffle, la bête, l’arbre, l’homme, ils partagent tous le même souffle. L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre. J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur les plaines, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes.

Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos enfants. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le Dieu se promène et  parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut-être dispensé de la destinée commune.

Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et  que l’homme blanc découvrira peut-être un jour c’est que notre Dieu est le même Dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre Lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaitront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui  pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent.  Où est le hallier ? Disparus.
Ou est l’aigle ? Disparus.
La fin de la vie et le début de la survivance.

Par Chef Seattle en 1854.

Gifs indien

Publié 14/01/2012 par Apo dans Air-F.P.C, Des Visages

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Le Sud-Est

ALABAMA – APALACHEE – APALACHICOLA – ATAKAPA – BILOXI – CADDO – CALUSA – CATAWBA – CHEROKEE – CHICKASAW – CHITIMACHA – CHOCTAW –COUSHATTA – CREEK – HOUMA – KOASATI – MOBILE – NATCHEZ – SEMINOLE – TUNICA -YUTCHI.

.Les Séminoles.

La région du sud-Est est délimitée par le Mississippi à l’Ouest et l’Ohio au nord. Elle comprend de vaste étendues au nord du golfe du Mexique et englobe la péninsule de la Floride ainsi que la côte atlantique jusqu’aux forêts du Nord –Est.

.Les Creeks.

Avec l’arrivée des Espagnols, puis les français et des Anglais, les tribus furent pillées et décimées par la variole et diverses autres maladies. Elles furent ensuite déplacées de force vers  « le territoire indien », situé dans l’Oklahoma.

.Les Choctaws.

.Bon nombre survivent toutefois encore par petits groupes sur leurs terres ancestrales.

Le Sud-Ouest

APACHE – COCHIMI – COCOPA – HAVASUPAI – HOPI – HUALAPAI – KARANKAWA – MARICOPA – MOHAVE – NAKIPA – NAVAJO – OPATA – PAIPAI – PAME – PAPAGO – PERICU – PIMA – PUEBLO – ( ACOMA – COCHITI – HANGO – ISLETA – JEMEZ – LAGUNA – NAMBE – PICURIS – POJOAQUE – SAN – FELIPE – SAN ILDEFONSO – SAN JUAN – SANDIA – SANTA ANA – SANTA CLARA – SANTO – DOMINGO – TAOS – TESUQUE – ZIAS ) – SERI-TARAHUMARA – TONKAWA –WALAPI – YAQUI – YAVAPAI – YUMA – ZUNI.

.Les Apaches.

La majeure partie de la région des déserts du Sud-Ouest se trouve en Arizona et au Nouveau-Mexique, ses confins débordant légèrement sur le Colorado, le Texas et le nord du Mexique.

.Les Navajos.

D’un point de vue culturel, on peut distinguer quatre grands  groupes tribaux : les Pueblos, les Navajos, les Apaches et les cultivateurs du désert. Les Pueblos devirent célèbres durant notre ère grâce à la beauté de leurs tissages et de leurs poteries, mais aussi grâce à la richesse de leurs cérémonies. Les cultivateurs du désert, comme les Pimas et les Yumas, étaient généralement des peuples pacifiques : ils se montrèrent accueillants envers les envahisseurs Blancs qui contribuèrent à soumettre leurs ennemis apaches. Peu nombreux, les Apaches étaient des guerriers redoutables. Ils menèrent une longue guerre contre les Etats-Unis, avant d’être finalement vaincus. Les Navajos belliqueux durent également s’incliner devant l’armée américaine.

.De gauche a droite : Les Hopis .  Les Mohaves .  Les Pimas.

Cette photographie montre ce qui est vraisemblablement la vieille ville hopi d’Oraibi, située sur la troisième mesa. C’est la plus ancienne ville des Etats-Unis encore habitée. On voit des hommes hopis émergeant de la kiva souterraine, un lieu de détente pour les hommes mais aussi un site où se déroulaient les cérémonies religieuses et secrètes.

.Les Zias.

Les plaines

APACHE LIPAN – ARAPAHO – ARIKARA – ASSINIBOIN – BLACKFEET – CHEYENNE – COMANCHE – CROW – GROS VENTRE – HIDATSA – IOWA – KANSA – KIOWA – KITSAI  – MANDAN – MISSOURIA – OMAHA – OJIBWA DES PLAINES – OSAGE – OTO – PAWNEE – PONCA – QUAPAW – SARCEE – SIOUX – TONKAWA – WICHITA

Les grandes plaines s’étendent des provinces du Manitoba jusqu’à l’Arkansas, le Texas et le Nouveau-Mexique. A l’Ouest se trouvent les Rocheuses et, à l’est, le Mississippi et le Missouri. Sur ce territoire s’étendait ce que les premiers pionniers croyaient être un désert.

.1) Les Arapahos. 2) Les Assinibions. 3) Les Cheyennes.

Certains Indiens vivant à la périphérie de cette région furent repoussés dans les Plaines par les pionniers qui s’approprièrent leurs terres.

Face à l’inexorable avancée des pionniers blancs, les tribus des Plaines furent forcées de livrer des guerres presque incessantes, ce qui n’empêcha pas la colonisation de leur territoire.

.1) Les Comanches. 2) Les Pawnees.

Après la défaite des Indiens et l’extermination des bisons, les Plaines virent arriver d’immenses troupeaux de vaches puis de moutons.

.1) Les Crows. 2) Les Sioux. 3)Les Kiowas.

.Les Osages.

Les Osages

Langue de la famille Sioux.

Cet Osage, Governor Joe, porte une médaille de la paix et sur le corps est tatouée la « marque d’honneur »  tribale, qui était dessinée sur certains guerriers chargés de perpétuer avec loyauté les anciens rites.

Les Osages, ou Wazhazhes, représentaient l’un des plus importants groupes de Sioux des Plaines du Sud : ils étaient parfois mentionnés sous le nom  de « Dhegiha ». À une  époque, ils furent très proches des Omahas, des Poncas, des Kansas et des Quapaws avec lesquels ils vivaient en communauté le long de l’Ohio. Les Osages étaient un peuple de cultivateurs sédentaires qui vivaient dans des maisons en bois. Ils chassaient également les bisons et autres animaux qu’ils traquaient lors d’expéditions. Et ce fut au cours de leurs chasses qu’ils se trouvèrent en contact avec certaines tribus des Plaine du Sud et que des guerres territoriales s’ensuivrent. En 1714, les Osages s’allièrent avec les Français et vécurent dans la terreur des tribus voisines. En 1808, ils signèrent avec les États-Unis un traité par lequel ils cédèrent la majeure partie de leur terres. En 1870, les limites de leur territoire furent définies en Oklahoma. Sur cette réserve, les Osages percevaient des droits pour le pacage et l’exploitation du pétrole et des minéraux. Egalement possesseurs de bons du Trésor américain, les Indiens de cette tribu furent considérés, à l’époque, comme les plus riches des Etats-unis.

Aujourd’hui, les Osages vivent toujours en Oklahoma.

Le Plateau et le Grand Bassin

Plateau : CAYUSE  – CŒUR D’ALENE – COLVILLE  – FLATHEAD – KALISPEL – KLAMATH – KLICKITAT – KOOTENAI – LILLOOET – MOLALA – NEZ PERCE – NICOLA – OKANAGAN – PALUS – SANPOIL – SENIJEXTEE – SHUSWAP – SPOKANE – TENINO – THOMPSON – UMATILLA – WALLA WALLA – WASCO – WISHRAM – YAKIMA .

Grand Bassin : BANNOCK – CHEMEHUEVI MONO – PAIUTE – SHOSHONE – UTE – WASHOE.

Située  entre les Grandes Plaines à l’est, le désert au sud et les terres basses californiennes à l’ouest, la région du plateau est une contrée compose de forêts montagneuses, de profondes vallées et de prairies luxuriantes.

Elle est traversée par  deux grandes rivières : la Fraser et la Columbia.

.Les Nez-Percés.

Au sud, le Plateau rencontre le Grand Bassin constitué d’une immense région semi-désertique, traversée de canyons profondément encaissés. Le Colorado parcourt ce territoire du nord au sud avant d’atteindre les profondeurs du Grand Canyon.

Si les peuples du Grand Bassin avaient du mal à survivre sur leurs terres arides et peu fertiles, les tribus du Plateau bénéficiaient, à l’inverse, d’une nature généreuse qui leurs fournissait en abondance poissons, fruit et légumes. De plus, elles développèrent un commerce florissant avec les peuples des Plaines, à l’est, et les tribus établies sur les côtes, au nord-ouest.

.Les Shoshones étaient divisés en trois zones géographiques : ceux du Nord, de l’Est et de l’Ouest.


Cette photographie montre un campement du groupe shoshone établi le plus à l’est.

Les shoshones tiennent leur nom de leur chef Washakie, ou Shoots the Buffalo Running (Qui-Tue-les-Bisons-Dans-Leur-Course), qui était de sang mêlé shoshone et umatilla.

.1): Les Utes. 2) Les Nez Percés.

 La Californie

ACHUMAWI – CAHUILLA – CAHTOT – CHUMASH – COLUSA – CONCHO – COSTANOAN – CUPENO – DIEGUENO – FERNANDENO – GABRIELINO – HUPA – JUANENO – KAROK – KITTANEMUK – KONKOW – LASSIK – LUISENO – MAIDI – MIWOK – MODOC – MONO – NOMLAKI – PATWIN – POMO – SALINAN – SERREN – SERRANO – SHASTA – TAKELMA – WAPPO – WASHO – WINTU – WIYOT – YANA – YOKUTS – YUKI – YUROK.

.Les Hupas.

La Californie se divisait en trois « zones culturelles ».

La civilisation des Indiens du Nord se rapprochait de celle des peuples du Nord-Ouest, mais selon les historiens et les anthropologues, elle n’en était que le « pâle reflet ». Les tribus du Sud avaient un mode de vie presque similaire à celui des Indiens du Sud Ouest. Quand aux tribus du Centre, qui vivaient sur une terre aride malgré le climat tempéré, elles menaient une vie paisible mais bien archaïque, se nourrissant de glands, de baies et de diverses racines.

.Les Hupas.

Les espagnols furent les premiers à découvrir la Californie. Dès 1796, ils avaient établi un bon nombre de missions qui se consacraient à l’évangélisation des populations indigènes. Les missionnaires espagnols eurent à cœur de ramener sur « le droit chemin »  ces « païens » qui, une fois convertis, portaient le nom d’ »indiens des missions ». Les peuples de Californie furent continuellement harcelés par les blancs qui, peu à peu, s’approprièrent leurs terres.

.Les Pomos.

De 1872 à 1873, dirigés par Kintpuash, ou Capitaine-Jack, des guerriers modocs prirent les armes pour ne pas se voir confinés dans une réserve. Ils se réfugièrent dans des champs de lave et tinrent tête à l’armée américaine pendant plusieurs mois, lui infligeant de lourdes pertes.

Quand ils finirent par se rendre, les chefs furent pendus et les survivants déplacés sur le « territoire indien ».

Cette photographie prise en 1898 d’un homme de la tribu des Karoks  appelé Little Ike (Petit Ike). Il utilise pour pêcher « un filet à plonger ». Fixé à une structure ovale, les Indiens le plongeaient dans le fleuve ou rivière afin d’y recueillir les poissons qui remontaient le courant pour aller frayer. Harpons et gaffes étaient également utilisés, ainsi que des pièges en vannerie, posés dans les plus petits cours d’eau. Les Karoks attrapaient des saumons, des truites et anguilles.

La Côte Nord-Ouest

ALSEANS – BELLA BELLA – BELLA COOLA – CHEHALIS – CHEMAKUM – CHINOOK – CLALLAM – COOS – DUWAMISH – EYAK – GITKSAN – HAIDA – HAISLA – KWAKIUTL – LUMMI – MAKAH – NUU CHAH NULTH –  OOWEKEENO – QUILEUTE – QUINAULT – SALISH – SIUSLAWANS – SKOKOMISH – SWINOMISH – TLINGIT – TSIMSHIAN.

Parsemée de petites iles, le Côte Nord-Ouest couvre la pointe nord de la Californie sur quelque 2 400 kilomètres, la Colombie-Britannique et le Sud de l’Alaska. Elle est bordée, à l’intérieur des terres, par les Rocheuses et les Cascades. En raison de ses nombreux estuaires, îles, bras de mer, îlots et baies, cette contrée était l’une des plus grandes régions de pêche du continent américain.

.1) Les Kwakiutls. 2) Les Haidas.

Les tribus qui la peuplaient vivaient essentiellement des produits de la mer. Au Sud, se trouvaient des peuples réputés pour pratiquer les échanges d’objets ayant un lien avec la mer, et ceux qui excellaient dans l’artisanat de la vannerie.

.Les Koos.

Les indiens du Centre et du Nord, vivaient dans de vaste maisons faites avec d’énormes planches en bois de conifère, sculptaient des masques religieux et mythologiques pour leurs cérémonies et érigeaient  de gros poteaux sculptés en l’honneur de leurs ancêtres.

.Sculptures de la tribu Nuu-Chah-Nulths.

En raison de l’abondance du bois fourni par les genévriers, il était inévitable que ce matériau eût une si grande importance dans leur culture. Ces tribus pratiquaient également le potlatch, cérémonie prestigieuse au cours de laquelle les indiens faisaient don de leurs richesses.

.Les Tlingits.

La région subarctique

AHTNA – ATTIKAMEK –BEAVER – CARRIER – CHILCOTIN – CHIPIWYAN – CREE – DOGRIB – HAN – HARE – HOLIKACHUK – INGALIK – KASKA – KOLCHAN – KOYUKON – KUTCHIN – MONTAGNAIS – NASKAPI – OJIBWA – SAULTEAUX – SEKANI –  SLAVEY – TAHLTAN – TANANA – TLINGIT DE L’INTERRIEURS DES TERRES –  TUTCHONE – YELLOWKNIFE .

.(Les Tahltans). De l’Alaska jusqu’à la côte du Labrador, la région subarctique était la terre des Athabascans et des Algonquins. Ces peuples avaient une culture qui se rapprochait de celle des Indiens peuplant l’Arctique et le nord des États-Unis.  A l’Ouest, les tribus vivaient dans un environnement rude. Leur mode de vie était presque entièrement organisé autour du caribou, même si les hommes pratiquaient un peu de pêche en mer.

.Les Saulteaux.

.(Les Koyukons). Mais l’essor du commerce de la fourrure et l’introduction de nouveaux objets, telles les perles, bouleversèrent leur civilisation. Chacun de ces peuples développera alors une culture propre.  A l’Est, l’agriculture était plus présente. Les Indiens cultivaient le riz sauvage et récoltaient le suc d’érable.

.Les Ahtnas.

Le commerce de fourrures fut pratiqué par toutes les tribus a cause des Blancs: les Blancs avaient installé de nombreux comptoirs d’échange dans la région.  La chasses aux animaux à fourrure a prit alors une importance primordiale si bien que les familles arrivèrent à être totalement dépendantes des Européens. Cette traite entraînera un profond déséquilibre dans la société indienne et les conduisit à la vulnérabilité de ces peuples dès lors que, à trop avoir été chassé, le gibier se raréfia.

L’Arctique

ALEOUTE – INUIT INUPIAT – YUPIK.

Photographie prise vers 1877 à Togiak. Des Esquimaux du sud-ouest de l’Alaska, appartenant à la familles des Yupiks. Leurs maisons sont construites avec des tronc préalablement fendus. Les toits sont recouverts de végétation, maintenue en place par des filets.

Appelée «  terre du soleil de minuit » cette vaste région de glace et de neige s’étend des îles Aléoutiennes jusqu’au Groenland, en passant par l’extrémité nord est de la Sibérie. Elle comprend également la région côtière du sud de l’Alaska et la côte nord du Canada.

A l’origine, cette contrée était habitée par un peuple venu de Russie par le détroit de Béring.

Cette terre était inhospitalière pour l’homme blanc, mais elle offrait des ressources inépuisables aux chasseurs et aux pêcheurs qui réussirent, au cours des millénaires, à s’adapter à leur environnement et à faire partie intégrante de l’écosystème.

L’arctique comprenait trois grands groupes ethniques : les Aléoutes, les Yupiks et les Inuits-Inupiats, plus communément appelés Esquimaux. Pendant les longs mois d’hiver, ces peuples vivaient calfeutrés dans des maisons à moitié enterrées.

L’été, ils se rendaient à l’intérieur des terres pour pêcher le saumon dans les rivières et chasser le caribou. Ils se déplaçaient avec des traineaux, le plus souvent tirés par des meutes de chiens.

Aujourd’hui, ils tirent profit de la technologie apportée par l’homme blanc. Mais ils ont dû en payer chèrement le prix. Les étrangers à la peau claire leur ont aussi apporté de nouvelles maladies et ont souillé leur terre par la pollution.

.3 photographies d’Innuits-Inupiats .

Le Nord-Est

ABENAKI – ALGONQUIN – CAYUGA – CHICKAHOMINY – CHIPPEWA (OJIBWA) – DELAWARE – FOX – HURON – ILLINOIS – IROQUOIS – KICKAPOO – MALECITE PASSAMAQUODDY – MATTAPONY – MENOMINEE – MIAMI – MICMAC – MOHAWK – MOHIBAN – NANTICOKE – NIPPPPPISSING – ONEIDA – ONONDAGA – OTTAWA – PEQUOT – POTAWATOMI – POWHATAN – SAUK – SENECA – SHAWNEE – SUSQUEHANNOCK – TUSCARORA – WAMPANOAG – WINNEBAGO .

 

.Le chef sauk Pa-she-pa-ho lors d’un conseil de sa tribu en 1885.

La région du Nord-Est comprend Les Grands Lacs, les forêts de l’Est, le sud du Saint-Laurent, la côte nord atlantique et les actuelles provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse. Au Sud, elle s’étend de la Virginie jusqu’à la Caroline du Nord. Le Nord-Est comptait un très grand nombre de peuples aux langues et cultures variées.

Autour des Grands Lacs et plus au Sud, les tribus dominantes étaient celles des Iroquois, une confédération de cinq tribus (six après 1726) qui jouèrent un rôle prépondérant dans les guerres coloniales qui opposèrent Anglais, Français et Hollandais. Chaque camp arma les tribus alliées et les lança les unes contre les autres dans des batailles sanglantes qui durèrent plus d’un siècle.

Au nord de la région, les Chippewas, moins puissant, vivaient en groupes éparpillés. Ils pratiquaient l’agriculture, la chasse et la pêche. Leurs élégants canoës en écorce de bouleau étaient particulièrement réputés.

1) Les Chippewas . 2) Les Senecas.

Les Indiens de l’Est furent les premiers à être en contact avec l’homme blanc. De nombreuses petites tribus disparurent aux cours des guerres de colonisation ; d’autres furent européanisées et perdirent rapidement leur identité. La plupart de celles qui survécurent furent ensuite dépossédées de leurs terres à mesure que la nouvelle nation agrandissait son territoire à leurs dépens.

Cette photographie, prise vers 1908 représente des danseurs chippewas, lors d’une fête du 4 juillet, sur la réserve de Red Lake dans le Minnesota.  La plupart des hommes ont les cheveux coupés court et ne portent plus leurs tresses légendaires. La construction de la forme circulaire que l’on voit ici s’appelle un « abri de danse ». Tambours et musiciens sont placés au centre de l’abri alors que les danseurs évoluent autour d’eux. Des rameaux et des branches sont jetés sur le toit afin de  préserver les musiciens de la chaleur. Malgré les persécutions qui leur avaient été infligées par les blancs, les Indiens commémoraient la date anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis. Mais le 4 juillet était en général un bon prétexte pour exécuter une danse et participer à un powwow, où familles et amis pouvaient se rassembler et retrouver certaines de leurs anciennes communes.

De nos jours, les powwow sont toujours organisés pour resserrer les liens de la communauté. Ils constituent également un moyen pour les jeunes membres des tribus de gagner d’importantes sommes d’argent dans des concours de costumes et de danses qui comportent de multiples catégories.

Lors des plus importants powwows, les Indiens viennent de tous les États-Unis et du Canada pour se mesurer et se rencontrer. De nombreuses familles passent tout l’été à voyager d’une fête à l’autre. Ce périple est connu sous le nom de « circuit powwow ». les Indiens consacrent souvent toute une partie de l’hiver à confectionner des costumes que leurs enfants ou petits-enfants pourront arborer avec fierté pendant la saison estivale. Par le passé, la danse la plus courante était la Danse de la Guerre ; elle était destinée à engendrer un esprit de belligérance chez les hommes qui devaient partir au combat. Certaines célébraient  également le retour des guerriers victorieux. D’autres encore étaient exécutées au cours de rites religieux. Ces danses pouvaient se dérouler sur plusieurs jours au cours desquels s’effectuaient diverses cérémonies.

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. Des Visages et des Noms .

F.P.C

Publié 17/04/2011 par Apo dans Air-F.P.C, Des Visages

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