Archives de la catégorie ‘Pêle-mêle

Ange sur la trace des fées   1 comment

Concert de 34 minutes a Luneville .1977.


Jadis, avec Pierre et Gladys
On les voyait passer en robe blanche
Au ruisseau qui traînait nos rêves
Vers un écrin de joie
Nous suivions la trace des fées
C’était au mois de mai

Vole, blonde tête folle,
On les voyait quitter leur robe blanche
Un torrent de cheveux dorés
Léchait nos yeux de soie
Nous étions sur la trace des fées
C’était au mois de mai

J’étais le prince sur son carrosse
Ma muse pleurait aux étoiles
Puis je redevins le chien.

Jadis, cachées sous les fleurs de lys
On les voyait flâner en robe blanche
Au pays où la bise enlace les gens aux mille pleurs
Nous suivions la trace des fées
C’était au mois de mai

Vole, vole, blonde nympholle
On les entendait rire en robe blanche
Et le gazon du parc s’imbibait à nos pieds d’enfant
Nous étions sur la trace des fées
C’était au mois de mai

FORMATION:
Dans ses premières années, les membres du groupe sont Jean-Michel Brézovar à la guitare, Francis Décamps aux claviers, Gérard Jelsch à la batterie et Daniel Haas à la basse (et à la guitare acoustique). Jusqu’à l’album Au-delà du délire (1974), la formation sera celle d’origine, puis se succéderont plusieurs musiciens autour du duo des frères Décamps avec, entre autres, les passages de Jean-Pierre Guichard, Claude Demet, Robert Defer et Serge Cuénot.
 

Quasimodo …  2004 « improvisation fantasmagorie »


Jusqu’où iront-ils … 2004


.Analyse Naturelle des Grands Esprits-Extrait de la tournée -2003-2004- « Par les fils de mandrin » .Disponible en DVD.

FORMATION :
Caroline Crozat (chant, chœurs)
Christian Décamps (chant, claviers)
Tristan Décamps (claviers, chant)
Hassan Hajdi (guitare)
Hervé Rouyer (batterie, percussions)
Thierry Sidhoum (basse)

…..L’armée des ombres…..

Clip réalisé en collaboration avec Caroline Crozat (chanteuse du groupe ANGE, auteur de cette chanson) et avec Hugues Deloos.

ANGE

Le bois travaille, même le dimanche
sortie 25 janvier 2010

Publié 31/03/2011 par Apo dans Pêle-mêle

.la belle forêt de sologne.   Leave a comment

Rien ne va plus dans la Belle Forêt de France !…

J’entends dire partout : « nous sommes tous frênes », et pourtant, j’ai entendu crier : « … les érables dehors !!… »

Il y a longtemps que les hêtres ne sont plus frênes, qu’ils ne vont plus au bouleau avec autant de charme…Il faut dire que ces hêtres étaient peu pliés aux ordres, en particulier sur les chênes des six troènes, bien avant la Conférence de la Haie…

… Alors, on fit venir des érables qui, paraît-il, sont plus durs de la feuille, mais qui sont quand-même des bois qui travaillent.

On mis les érables sur les chênes, et petit à petit, on les vit derrière l’ébène à ordures, histoire d’ivoire plus clair !..

… Et le temps passa…. Les hêtres se retrouvèrent bien vite sans bouleau…ça on peut palmier !.. Que faire ??

… Il y avait bien des solutions : que les érables rentrent chez eux !…

Mais c’est jamais facile de demander à des arbres que l’on a déracinés, d’aller se faire enraciner ailleurs, surtout quand ils sont protégés par l’Office National des Forêts parce qu’ils se sont bien reproduits.

…Malgré tout, plus d’un est reparti chez lui, un nœud dans le cœur, travailler dans d’autres branches…

Pendant ce temps là, les hêtres pointaient au chômage pour se faire un peu de blé…

D’autres préféraient les chiffonniers des maïs…

Rien ne va plus dans la Belle Forêt de France !

… Où est passé le temps quand, pendant la dernière guerre, ils étaient tous frênes devant l’ennemi tandis que des aigles entiers passaient au dessus de leurs têtes…

Hé oui ! Tout est bien compliqué dans cette Belle Forêt de France…

Les hêtres reprochent aux érables d’être venus manger leurs pins…

mais, laissons les conifères… et qu’elles fassent bien c’qu’elles veulent.

C’est sûrement pour ça que l’épine dort sale !…

Bien qu’au sud, l’épine aide !!

… Aussi, devant ce conflit permanent, beaucoup de hêtres, d’érables et d’autres se droguent… et c’est ainsi que l’on trouve les arbres à cames en tête de tous les sondages…

Ah ! Si seulement la Belle Forêt de France retrouvait tous ses charmes…

Les hêtres, les érables, les ifs, les ifs-érables redeviendraient tous frênes…

On ouvrirait l’acajou aux oiseaux, et personne ne serait plus jamais saule !..

… Mais sera-ce possible tant qu’il y aura des ormes…

Christian Décamps (1991)

Publié 04/10/2010 par Apo dans Pêle-mêle

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Plume d’Ange   Leave a comment

Vous voyez cette
plume ?
Eh bien, c’est une plume… d’ange
Mais rassurez-vous, je ne vous demande pas de me croire, je ne vous le demande
plus.
Pourtant, écoutez encore une fois, une dernière fois, mon histoire.
Une nuit, je faisais un rêve désopilant quand je fus réveillé par un frisson de
l’air.
J’ouvre les yeux, que vois-je ?
Dans l’obscurité de la chambre, des myriades d’étincelles… Elles s’en
allaient rejoindre, par tourbillonnements magnétiques,
un point situé devant mon lit.
Rapidement, de l’accumulation de ces flocons aimantés, phosphorescents, un
corps se constituait.
Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant
moi, un ange réglementaire avec les grandes ailes
de lait.
Comme une flèche d’un carquois, de son épaule il tire une plume, il me la tend
et il me dit :
"C’est une plume d’ange. Je te la donne. Montre-la autour de toi.
Qu’un seul humain te croie et ce monde malheureux s’ouvrira au monde de la
joie.
Qu’un seul humain te croie avec ta plume d’ange.
Adieu et souviens-toi : la foi est plus belle que Dieu. "
Et l’ange disparut laissant la plume entre mes doigts.
Dans le noir, je restai longtemps, illuminé, grelottant d’extase, lissant la
plume, la respirant.
En ce temps-là, je vivais pour les seins somptueux d’une passion néfaste.
J’allume, je la réveille :
"Mon amour, mon amour, regarde cette plume… C’est une plume d’ange ! Oui
! Un ange était là… Il vient de me la donner… Oh
ma chérie, tu me sais incapable de mensonge, de plaisanterie scabreuse… Mon
amour, mon amour, il faut que tu me croies, et tu
 vas voir… le monde ! "
La belle, le visage obscurci de cheveux, d’araignées de sommeil, me répondit :
"Fous-moi la paix… Je voudrais dormir… Et cesse de fumer ton satané
Népal ! "
Elle me tourne le dos et merde !
Au petit matin, parmi les nègres des poubelles et les premiers pigeons, je filai
chez mon ami le plus sûr.
Je montrai ma plume à l’Afrique, aux poubelles, et bien sûr, aux pigeons qui me
firent des roues, des roucoulements de considération administrative.
Je sonne.
Voici mon ami André.
Posément, avec précision, je vidais mon sac biblique, mon oreiller céleste :
"Tu m’entends bien, André, qu’on me prenne au sérieux et l’humanité tout
entière s’arrache de son orbite de malédiction guerroyante
 et funeste. A dégager ! Finies la
souffrance, la sottise. La joie, la lumière débarquent ! "
André se massait pensivement la tempe, il me fit un sourire ému, m’entraîna
dans la cuisine et devant un café, m’expliqua que moi
sensible, moi, enclin au mysticisme sauvage, moi devais reconsidérer cette
apparition.
Le repos… L’air de la campagne… Avec les oiseaux précisément, les vrais !
Je me retrouve dans la rue grondante, tenaillant la plume dans ma poche.
Que dire ? Que faire ?
" Monsieur l’agent, regardez, c’est une plume d’ange. "
Il me croit !
Aussitôt les tonitruants troupeaux de bagnoles déjà hargneuses s’aplatissent.
Des hommes radieux en sortent, auréolés de leurs
volants et s’embrassent en sanglotant.
Soyons sérieux !
Je marchais, je marchais, dévorant les visages. Celui-ci ? La petite dame ?
Et soudain l’idée m’envahit, évidente, éclatante… Abandonnons les hommes !
Adressons-nous aux enfants ! Eux seuls savent que la foi est plus belle que
Dieu.
Les enfants… Oui, mais lequel ?
Je marchais toujours, je marchais encore. Je ne regardais plus la gueule des
passants hagards, mais, en moi, des guirlandes de
visages d’enfants, mes chéris, mes féeriques, mes crédules me souriaient.
Je marchais, je volais… Le vent de mes pas feuilletait Paris… Pages de
pierres, de bitume, de pavés maintenant.
Ceux de la rue Saint-Vincent… Les escaliers de Montmartre. Je monte, je
descends et me fige devant une école, rue du Mont-Cenis.
Quelques femmes attendaient la sortie des gosses.
Faussement paternel, j’attends, moi aussi.
Les voilà.
Ils débouchent de la maternelle par fraîches bouffées, par bouillonnements
bariolés. Mon regard papillonne de frimousses en minois ,
quêtant une révélation.
Sur le seuil de l’école, une petite fille s’est arrêtée. Dans la vive lumière
d’avril, elle cligne ses petits yeux de jais, un
peu bridés, un peu chinois et se les frotte vigoureusement.
Puis elle prend son cartable orange, tout rebondi de mathématiques modernes.
Alors j’ai suivi la boule brune et bouclée, gravissant derrière elle les
escaliers de la Butte.
A quelque cent mètres elle pénétra dans un immeuble.
Longtemps, je suis resté là, me caressant les dents avec le bec de ma plume.
Le lendemain je revins à la sortie de l’école et le surlendemain et les jours
qui suivirent.
Elle s’appelait Fanny. Mais je ne me décidais pas à l’aborder. Et si je lui
faisais peur avec ma bouche sèche, ma sueur sacrée,
ma pâleur mortelle, vitale ?
Alors, qu’est-ce que je fais ? Je me tue ? Je l’avale, ma plume ? Je la plante
dans le cul somptueux de ma passion néfaste ?
Et puis un jeudi, je me suis dit : je lui dis.
Les poumons du printemps exhalaient leur première haleine de peste
paradisiaque.
J’ai précipité mon pas, j’ai tendu ma main vers la tête frisée… Au moment où
j’allais l’atteindre, sur ma propre épaule, une
pesante main s’est abattue.
Je me retourne, ils étaient deux, ils empestaient le barreau :
"Suivez-nous."

Le commissariat.
Vous connaissez les commissariats ?
Les flics qui tapent le carton dans de la gauloise, du sandwich…
Une couche de tabac, une couche de passage à tabac.
Le commissaire était bon enfant, il ne roulait pas les mécaniques, il roulait
les r :
" Asseyez-vous. Il me semble déjà vous avoir vu quelque part, vous. Alors
comme ça, on suit les petites filles ?
– Quitte à passer pour un détraqué, je vais vous expliquer, monsieur, la
véritable raison qui m’a fait m’approcher de cette enfant
Je sors ma plume et j’y vais de mon couplet nocturne et miraculeux.
– Fanny, j’en suis certain, m’aurait cru. Les assassins, les polices, notre
séculaire tennis de coups durs, tout ça, c’était fini
envolé !
– Voyons l’objet, me dit le commissaire.
D’entre mes doigts tremblants il saisit la plume sainte et la fait
techniquement rouler devant un sourcil bonhomme.
– C’est de l’oie, ça…, me dit-il, je m’y connais, je suis du Périgord.
– Monsieur, ce n’est pas de l’oie, c’est de l’ange, vous dis-je !
– Calmez-vous ! Calmez-vous ! Mais vous avouerez tout de même qu’une telle
affirmation exige d’être appuyée par un minimum d’en
quête, à défaut de preuve.
Vous allez patienter un instant. On va s’occuper de vous. Gentiment hein ?
Gentiment. "

On s’est occupé de moi, gentiment.
Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la clinique psychiatrique
où l’on m’héberge depuis un mois.
Parmi les divers siphonnés qui s’ébattent ou s’abattent sur les aimables
gazons, il est un être qui me fascine. C’est un vieil
homme, très beau, il se tient toujours immobile dans une allée du parc devant
un cèdre du Liban. Parfois, il étend lentement le
s bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.
J’ai fini par m’approcher de lui, par lui adresser la parole.
Aujourd’hui, nous sommes amis. C’est un type surprenant, un savant, un poète.
Vous dire qu’il sait tout, a tout appris, senti, perçu, percé, c’est peu dire.
De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus le verbe sort,
calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques,
les métaphysiques, les philosophies s’unissent, se rassemblent pour se
ressembler dans le puits étoilé de sa mémoire.
Dans ce puits de jouvence intellectuelle, sot, je descends, seau débordant de
l’eau fraîche et limpide de l’intelligence alliée
à l’amour, je remonte.
Parfois il me contemple en souriant. Des plis de sa robe de bure, ils sort des
noix, de grosses noix qu’il brise d’un seul coup
dans sa paume, crac ! Pour me les offrir.

Un jour où il me parle d’ornithologie comparée entre Olivier Messiaen et
Charlie Parker, je ne l’écoute plus.
Un grand silence se fait en moi.
Mais cet homme dont l’ange t’a parlé, cet homme introuvable qui peut croire à
ta plume, eh bien, oui, c’est lui, il est là, devant toi !
Sans hésiter, je sors la plume.
Les yeux mordorés lancent une étincelle.
Il examine la plume avec une acuité qui me fait frémir de la tête aux pieds.
" Quel magnifique spécimen de plume d’ange, vous avez là, mon ami.
– Alors vous me croyez ? Vous le savez !
– Bien sûr, je vous crois. Le tuyau légèrement cannelé, la nacrure des barbes,
on ne peut s’y méprendre.
Je puis même ajouter qu’il s’agit d’une penne d’Angélus Maliciosus.
– Mais alors ! Puisqu’il est dit qu’un homme me croyant, le monde est sauvé…
– Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.
– Vous n’êtes pas un homme ?
– Nullement, je suis un noyer.
– Vous êtes noyé ?
– Non. Je suis un noyer. L’arbre. Je suis un arbre. "

Il y eut un frisson de l’air.
Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur
l’épaule du vieillard et je crus reconnaître, miniaturisé
 l’ange malicieux qui m’avait visité.
Tous les trois, l’oiseau, le vieil homme et moi, nous avons ri, nous avons ri
longtemps, longtemps…
Le fou rire, quoi !

Publié 16/04/2009 par Apo dans Pêle-mêle

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Comme un lego   Leave a comment

C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
Et tous ces petits êtres qui courent
Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant les siècles égyptiens
Péniblement
À porter mille fois son point sur le i
Sous la chaleur et dans le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants ?
Voyez-vous ces êtres vivants ?
Voyez-vous ces êtres vivants ?
Quelqu’un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un lego avec du vent
La faiblesse des tout-puissants
Comme un lego avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un lego avec des dents
Comme un lego avec des mains
Comme un lego
Voyez-vous tous ces humains ?
Danser ensemble à se donner la main
S’embrasser dans le noir à cheveux blonds
À ne pas voir demain comme ils seront
Car si la terre est ronde
Et qu’ils s’agrippent
Au-delà c’est le vide
Assis devant le restant d’une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d’amibes
Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Pourquoi ne me réponds-tu jamais ?
Sous ce manguier de plus de dix mille pages
À te balancer dans cette cage
À voir le monde de si haut
Comme un damier, comme un lego
Comme un imputrescible radeau
Comme un insecte mais sur le dos
C’est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans
On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence ou dans le bruit

Publié 18/03/2009 par Apo dans Pêle-mêle

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Gagnants-Perdants   Leave a comment

. Gagnants / Perdants .

(Bonne nuit les petits)

 

Tous ces beaux jeux inventés

Pour passer devant les premiers

Pour que chacun soit écrasé

S’il refuse encore de plier

Les dégâts, les excès

Ils vont vous les faire payer

Les cendres qui resteront

C’est pas eux qui les ramasseront

Mais les esclaves et les cons

Qui n’auront pas pas su dire non

 

Nous on n’veut pas être des gagnants

Mais on acceptera jamais d’être des perdants

 

Pimprenelle et Nicolas

Vous nous endormez comme ça

Le marchand de sable est passé

Nous on garde un oeil éveillé

O la peur, ô le vide

O la victoire des avides

Faut pas bouger une oreille

Toutes sortes de chiens nous surveillent

Pas un geste, une esquisse

Sinon on tourne la vis

Nous on n’a rien à gagner

Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait.

 

Toi qui viens de loin d’ici

Avec Ta peau et Tes os

On t’a parlé du paradis

On t’a menti, tout est faux

O mon ami o mon frère tout ce nerf

Perdu pour la guerre

Tu vas voir tout l’amour

Qui traîne au fond du discours

 

Dis t’en veux des papiers ?

Dis tu l’as vu mon palais ?

T’auras rien, c’est ainsi

C’est pas fait pour les perdants, le paradis

 

Il y a la chair à canon

Il y a la chair à spéculation

Il y a la chair à publicité

Enfin y’a tout ce que vous aimez

Vous et moi on le sait

Le spectacle est terminé

Pourtant c’était presque idéal

C’était loin du féodal

Oh maint’nant c’est foutu

Ça fait joli dans ton…

Fort intérieur c’est gênant

De rejoindre comme ça la cohorte des perdants

 

Il faut pas se faire d’illusions

Mais c’est mieux debout pour l’action

Et pour nos âmes, c’est égal

Dieu n’est pas dans la bataille

O messieurs les décideurs

De toutes parts, de tous côtés

Sachez que profond dans nos coeurs

On n’arrête pas le progrès

Sous l’Iris, sous la peau

Sous les ongles et dans l’étau

On pourra toujours refuser

De devenir les premiers ou les derniers

 

Pas de leaders triomphants

On s’ra jamais des gagnants ni des perdants

 

Noir Désir 2008


Publié 14/11/2008 par Apo dans Pêle-mêle

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.Le Bonheur et le propriétaire.   Leave a comment

Rosemerlette

Le bonheur

Dans les forêts,
dans les villes en braises rouges
au- dessus de la mer,
sur les collines parfumées,
vivait une belle bête chaude et fauve
qu’on appelait le bonheur.
Partout elle bondissait,
elle riait dans la nuit,
partout elle dansait avec le feu
et chantait avec les loups.

Cela se passait dans aucun temps particulier
car le temps voyez-vous est une chose mystérieuse…

Cette bête mangeait
tout ce que les gens lui donnaient,
elle se laissait traire par eux,
elle les pénétrait de son rameau doré
s’ils le désiraient
et elle faisait de la musique
avec leurs veines et leurs cheveux.

Pourtant il y en eut quelques-uns qui la détestèrent
parce qu’elle les empêchait de régner
et que, étant libre et gratuite, elle cassait le marché.
Alors un jour ils vinrent avec des armes,
ils la capturèrent
et l’enfermèrent
très loin dans une cage.

Cela se passait dans aucun pays particulier
car les pays voyez-vous sont des choses mystérieuses…

Pour que les gens ne se révoltent pas,
ils fabriquèrent
d’innombrables copies de la bête.
Pour qu’ils en soient dégoûtés,
qu’ils n’y comprennent plus rien
et qu’ils l’oublient,
ils la firent bien mauvaise.

La fausse bête
se mit à roucouler,
à jouer au bridge,
à vendre
le soir dans les rues ses tristes appas,
à chanter des opérettes
et à porter des rubans roses
comme on en met dans les cheveux des petites filles
pour les empêcher d’être
ce qu’elles sont elles-mêmes :
des grandes bêtes chaudes et fauves.

Les gens devinrent amers et tristes,
ils ricanèrent, s’empiffrèrent de gâteaux,
se tapèrent dessus avec rage
et beaucoup se moquèrent
du caniche appelé bonheur,
de la perruche appelée bonheur.

Puis ils oublièrent le Bonheur
comme c’était prévu dans le plan,
excepté quelques-uns que l’on mit à l’hôpital.

Pourtant
dans les yeux de tous les bébés
on peut voir se refléter l’image
de la terrible bête et
il parait que sa chaleur en vérité
est telle que les barreaux de sa cage
sont en train de fondre là-bas très loin où les soldats l’ont laissée.

J’ai rencontré
une vieille, vieille dame
qui n’espérait plus la voir arriver de son vivant
« mais, me dit- elle, je sais qu’elle existe
et après tout c’est l’essentiel »

Comme elle allait bientôt mourir,
elle ne pouvait pas mentir.

Le propriétaire

Reposons-nous sur cette terre
Car la mort est un long voyage
Sur un océan de poussière
Très loin très loin de nos rivages

La vie est pour le voyageur
Une plage bien douce et fraîche
Où il peut trouver dans les fleurs
Un corps tout neuf et quelques pêches.

Remercie le propriétaire
Pour les leçons dans les ordures
Pour l’amour dans les pissotières
Pour les lumières qui suppurent.

Pour les bombes et les barbelés

Pour les têtes décapitées
Pour les enfants sénilités
Pour les étoiles déportées
Les paysans dépaysés.

.Areski-Fontaine.

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DCP_1644

Publié 02/07/2008 par Apo dans Pêle-mêle

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.Imagine.   Leave a comment

Imaginez

le paradis

 

Imaginez qu’il n’y a aucun Paradis,

C’est facile si vous essayez,

Aucun enfer en dessous de nous,

Au dessus de nous seulement le ciel,

Imaginez tous les gens,

Vivant pour aujourd’hui…

Imaginez qu’il n’y a aucun pays,

Ce n’est pas dur à faire,

Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,

Aucune religion non plus,

Imaginez tous les gens,

Vivant leurs vies dans la paix…

Vous pouvez dire que je suis un rêveur,

Mais je ne suis pas le seul,

J’espère qu’un jour vous nous rejoindrez,

Et que le monde vivra uni

Imaginez aucunes possessions,

Je me demande si vous le pouvez,

Aucun besoin d’avidité ou de faim,

Une fraternité humaine,

Imaginez tous les gens,

Partageant tout le monde…

Vous pouvez dire que je suis un rêveur,

Mais je ne suis pas le seul,

J’espère qu’un jour vous nous rejoindrez,

Et que le monde vivra uni

 

John lennon

dalai_lama

tibet libre

 

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Publié 08/04/2008 par Apo dans Pêle-mêle

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