Archives de la catégorie ‘les droits de l’homme

La différence – L’horreur des massacres des enfants et adultes Albinos   Leave a comment

« Parce que la différence est belle.

Je suis un homme
noir, ma peau est blanche, et ça me plait.

C’est ma différence.

Je suis blanc,
mon sang est noir, et ça me plait.

Parce que la différence est belle »

.Salif Keita.

Depuis quelques mois, nous assistons à l’intensification des barbaries d’une violence inouïe, à l’encontre des enfants Albinos, au Burundi. Le dernier assassinat, s’est produit dimanche dernier où un petit garçon, a été retrouvé mort. Ce petit homme a été découvert tué d’une balle dans la tête, ses bras et jambes découpés, par la population du village de Muruta commune de Kayanza au nord du Burundi.

vidéo du 09-03-09

Une fillette âgée de 6 ans, a été tuée d’une balle dans la tête, le 17 novembre dernier, décapitée, mutilée des bras et des jambes, par des traficants présumés d’organes, qui en tirent des profits importants, une main peut se négocier 1000 euros. Ces exactions d’une barbarie et d’une violence inouïes, sont commises par des protagonistes qui n’hésitent pas devant des témoins, à pénétrer dans les maisons et à s’attaquer à ces enfants et parfois, à les découper vivants!! Le gouvernement du Burundi, tente de rassembler ces enfants, afin de les protéger et n’hésite pas à demander la peine de mort, lorsque des responsables de ces carnages, sont arrêtés. Des associations se mobilisent, au quotidien afin de mettre un terme à ces croyances et aux pratiques occultes qui en découlent. Les croyances, prêtent à ces enfants considérés comme mi-hommes, mi-dieux, génies des eaux, des vertus occultes, source de pouvoirs maléfiques ou bénéfiques, tels que prédire l’avenir, jeter des mauvais sorts et apporter la richesse. Ces décès et d’autres attaques récentes en Tanzanie font partie d’une longue liste d’actes de violence contre les albinos africains. Au moins 10.000 ont été déplacés ou entré dans la clandestinité depuis des attaques contre eux qui ont atteint le paroxysme vers la fin de 2007, indique la Fédération Internationale de la Croix-Rouge. Depuis lors, 57 albinos ont été tués en Tanzanie et 14 au Burundi, a indiqué Vicky Ntetema du groupe de droits humains Under the Same Sun.


.Salif Keita.

Heureusement qu’on est différents ! Sinon, si le monde n’était que d’une seule couleur, on n’y resterait pas longtemps…
Je crois que la différence est une beauté de la nature, et surtout, il faut que l’on se complète. Tout le monde ne peut pas être pareil, et heureusement ! C’est bien. Au lieu que d’autres dramatisent
la différence, moi je crois que c’est quelque chose de positif.

Le monde va toujours se mélanger. Des noirs vont venir en France, des blancs vont partir en Afrique, et j’ai remarqué qu’il y a de nombreux Français qui vont s’installer en Afrique, et se font naturaliser Maliens par exemple.
Moi, je ne peux pas dire que l’immigration n’a pas apporté quelque chose de bien. Les immigrés qui sont là, qu’ils soient francophones ou anglophones, apportent une complémentarité. Et on sera toujours là pour dire à l’Europe et à la France de donner des papiers aux sans-papiers qui travaillent, et de leur donner du travail.

Au Mali comme ailleurs en Afrique Noire, les albinos sont pourchassés, Assassinés, on vend leurs bras, on vend leurs pieds, on vend les pièces comme un moteur, comme des animaux.
C’est culturel, et je vous le dis sincèrement, pour combattre cette culture il faut se lever de bonne heure, sans s’épuiser, ni violence. Avec la violence, ça ne réussira pas. Il faut plutôt éduquer parce que la plupart des gens qui pensent comme ça et qui font comme ça sont analphabètes. Bon, c’est vrai qu’il y a des gens alphabétisés, des patrons, des puissants, des personnalités africaines qui font des sacrifices humains. Mais dès que l’on éduque les gens, qu’on va vers eux pour leur expliquer que l’animisme ce n’est pas faire des sacrifices humains, on avance. Ça prend du temps, c’est culturel, ce n’est pas du jour au lendemain que ça va cesser.

les gouvernements des différents pays dans lesquels la chasse aux albinos demeure; les gouvernements vont nous suivre, parce que si l’opinion publique, si les médias dénoncent ces actes criminels, les gouvernements seront obligés de se rallier. Mais ce n’est pas pour aujourd’hui, ça prendra un peu de temps. Des pays africains ont aboli la peine de mort, et moi je suis contre la peine de mort, mais quand en Afrique tu dis à quelqu’un « vous n’êtes pas tué mais vous allez en prison », c’est comme si tu disais  » allez-y ». Parce que quand tu tues en Afrique, si tu as de l’argent, tu sors le lendemain. Alors, comment on va faire avec l’abolition de la peine de mort, surtout quand ce sont des personnalités qui envoient des gens pour tuer ?

Sincèrement, si on pouvait cesser cette chasse, ce serait bien. Nous les albinos, nous avons peur de nous regrouper.
En Europe, ce n’est pas pareil, les albinos ont de l’amour autour d’eux.
J’ai amené ma fille en France à l’âge de trois ans, on lui a donné tellement d’amour qu’elle a fait ses études normalement. Tout le monde l’a aimée.
Aujourd’hui, elle a fait des études, je suis content. Il n’y a pas de problème avec les albinos en France. Il y a de l’espoir. Dans le passé, on ne pouvait pas parler, mais aujourd’hui on peut. Je ne suis pas pessimiste, j’ai beaucoup d’espoir.

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EST-CE MA FAUTE SI JE SUIS ALBINOS ? !


Entre pauvreté, mépris, méfiance et humiliation, ils cherchent leur place dans une société où la différence est incomprise. Ils sont victimes des nombreux préjugés qui les marginalisent. Ces préjugés font d’eux des objets sacrificiels, des devins ou des génies. L’Afrique est le continent où ces personnes sont persécutées. Dans cette situation, les uns choisissent de crier leur colère et les autres se renferment sur eux. Pourquoi, cette classe d’humains est-elle aussi traquée.

  • L’hérédité

L’albinisme est une maladie héréditaire qui se transmet par les gènes non sexuels. Nous avons vingt et trois paires de chromosomes, dont une paire sexuelle. Dans le cas de l’albinisme, c’est une des vingt autres paires qui est anormale. On parle de maladie récessive, ce qui veut dire que pour être malade, les deux parents doivent être porteurs des deux gènes malades. En effet, chaque parent transmet un chromosome de chaque paire. L’enfant reçoit donc un chromosome de sa mère et un de son père. S’il a un chromosome normal et un porteur de l’albinisme, il ne développera pas la maladie. En revanche, s’il reçoit deux chromosomes malades, alors il sera forcément albinos.

L’albinisme est caractérisé par une anomalie de la mélanine, un pigment qui colore notre peau, nos yeux et nos cheveux. Elle est contenue dans des cellules spéciales : les mélanocytes, situés dans les premières couches de la peau, l’épiderme et le derme.

Les albinos ne parviennent pas à synthétiser correctement la mélanine. Il y a alors une dépigmentation qui peut toucher uniquement les yeux ou la peau, les cheveux et les yeux. La peau est alors très claire ; les cheveux sont blancs ou blonds très pâle ; les iris, la partie colorée des yeux, sont gris ou bleus. La pupille, le point noir au centre de l’œil, a des reflets rouges.

Dans les deux cas, les malades voient très mal de loin. La vision, qui est normalement de 10/10, peut descendre largement en dessous de 4/10. Des lunettes ne servent pas à grand-chose mais les albinos voient mieux de près, ce qui leur permet de lire et d’écrire grâce à des systèmes adaptés.

La gravité de la maladie est liée à la dépigmentation. Le risque de cancers de la peau est important. Ils apparaissent ainsi plus ou moins rapidement. Si la peau est plus fragile, c’est que la mélanine joue un rôle protecteur, en filtrant les UV. Mais les yeux souffrent aussi du soleil.

Dermatologues et ophtalmologues doivent donc travailler de concert pour prévenir les complications et c’est à eux qu’il revient de faire le diagnostic d’albinisme.

Alors que chez les personnes « normales », le nystagmus, mouvement anormal des yeux, s’accompagne de sensation de vertige, parfois de nausées et de vomissements et nécessite une consultation, chez les albinos, il est sans conséquence grave, au-delà de l’aspect peu esthétique.

La seule différence de la pigmentation fait des personnes albinos des êtres anormaux. La société traditionnelle par exemple ne peut pas comprendre que des parents noirs donnent naissance à une personne de couleur blanche. Dans un univers où tout le monde est noir, il est difficile pour la société de comprendre et d’accepter cet être sans chercher une explication. Malheureusement, l’ignorance de la science sera un terrain fertile pour les superstitions et toutes sortes d’imaginations.

Dans beaucoup de pays d’Afrique, des explications les plus fantaisistes ont été utilisées pour expliquer la naissance des albinos. La première victime, c’est la mère de l’enfant. On reproche à cette dernière d’avoir dormi à la belle étoile pendant sa grossesse ou d’avoir violé des interdits.

Ce qui est sûr, dans l’imaginaire des gens c’est que la femme a commis un tort. Elle s’est mal comportée. Le résultat, c’est la sanction des ancêtres. Dans le meilleur des cas, la société punit les deux parents. L’albinos est perçu souvent comme la réincarnation d’une personne décédée. Il est alors la représentation d’un être qui a été sanctionné pour mauvaise conduite pendant sa première vie sur terre. Les gens ont de ces croyances qui font croire que les albinos ont des pouvoirs surnaturels, qu’ils sont des grands sorciers. Dans ces superstitions qui s’accompagnent de crainte, de peur, l’albinos est jugé comme un être maléfique. Un être qui apporte malheur dans la famille et dans la société. On lui attribue des pouvoirs mystico religieux, affirme l’anthropologue. L’enfant albinos sera ainsi marginalisé par un bannissement moral à son égard. Dans le pire des cas, le bébé albinos ne bénéficiera pas de la protection de ses géniteurs. Ces derniers l’accusent souvent de porter la poisse à la famille. L’anthropologie explique certains infanticides par le rejet de cet enfant maudit. Les parents ne se poseront pas de question pour éliminer cette malédiction. Il existe plusieurs formes d’extermination discrètes de l’enfant, pendant un bain ou par l’intermédiaire de tueur professionnel. Ces méthodes sont utilisées par certains parents, souvent avec la complicité de la société.

  • La controverse

le paradoxe, c’est ce que, les albinos considérés comme êtres maléfiques sont recherchés pour leur pouvoir de richesse. Ils seraient capables de provoquer la richesse. Ils sont donc aussi bien sacrifiés pour conjurer des sorts que pour acquérir des biens matériels, la chance et l’argent. Dans certains pays africains, c’est une chasse à l’albinos qui s’est installée. Les albinos vivent donc dans une peur permanente. Cependant, le sacrifice des albinos existe. Certains organes des albinos seraient beaucoup prisés par des candidats aux différentes consultations électorales.

A défaut des organes plus conseillés par les marabouts et autres grands féticheurs, certaines personnes se rabattent sur les cheveux, les ongles. L’albinos est perçu comme un objet sacrificiel. La force de la loi dissuade et de plus en plus ces gens font recours à la forme sacrificielle la moins visible. Ce sont les cheveux et les ongles qui sont aujourd’hui recherchés.

La stigmatisation, un autre handicap

Mais il faut reconnaître que la naissance d’un enfant albinos reste toujours source de polémique, de surprise et de curiosité. Ce qui fait dire à un anthropologue que le regard sur les albinos n’a pas beaucoup évolué. Presque partout, le sacrifice à des fins rituelles n’a pas existé. C’est avec l’influence des autres cultures que le sacrifice des personnes albinos s’est introduit. Cette chasse aux albinos est un phénomène qui vient ainsi s’ajouter aux nombreuses difficultés que ceux-ci vivent déjà. L’enfant albinos naît marginalisé. L’albinos n’est pas comme les autres enfants. Il souffre des tares physiques et psychologiques. Il n’est pas conseillé à celui-ci de s’exposer au soleil. Il ne peut donc pas sortir comme ses camardes. Le soir, les parents doivent s’assurer que leur enfant est rentré tôt parce qu’il est malvoyant. Celui-ci doit avoir toujours sur lui une crème de la peau pour éviter les brûlures du soleil. Quelques soit la volonté des parents et de l’albinos, il ne pourra jamais exercer certains métiers.

Les albinos sont des êtres humains comme nous autres, leur couleur de peau ne doit pas à notre avis, leur infliger ce mauvais comportement de notre part. Bien au contraire ils devraient constituer pour nous un atout pour la pérennisation de l’espèce humaine.

Anonyme.

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Deux Vidéos Des Frères Albinos

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Lundi 8 Juin 2009 – 19:59

Tanzanie : ouverture du procès de tueurs présumés d’albinos

Le procès de douze présumés meurtriers d’albinos a débuté, lundi, en Tanzanie, indique BBC Africa. Ils sont accusés d’avoir assassiné des albinos et d’avoir vendu des parties de leurs corps, afin qu’elles soient utilisées pour la sorcellerie. Durant les 18 derniers mois, plus de 40 albinos ont été tués.

A lire aussi ——Tanzanie – Culturelle

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Cankuzo : Arrestation 8 Suspects Assassins des Albinos

2010-05-05

Burundi (Burundi Tribune)-La police en province de Cankuzo à procédé à l’arrestation d’au moins 8 personnes présumées assassins de deux albinos la semaine dernière, a indiqué le gouverneur de Cankuzo, Berchmas Niragira.

« Nous avons trouvé dans leurs téléphones des messages où ils se donnaient rendez-vous pour la salle besogne », a précisé le gouverneur de Cankuzo. Les présumés assassins se trouvent au commissariat de police à Cankuzo pour interrogatoire.

Ce réseau de malfrats comprendrait des Burundais et des Tanzaniens. Un Tanzanien se trouve parmi les détenus. La police Tanzanienne aurait promis de coopérer dans la traque de deux Tanzaniens cités dans l’affaire, a ajouté M. Niragira qui se réjouit de la bonne coopération de la population avec les forces de l’ordre dans l’opération de démantèlement de ce réseau.
Des sources policières font savoir que 3 des présumés assassins ont été attrapés en commune Cendajuru, 4 dans la commune voisine de Gisuru tandis qu’un autre groupe de 3 a été attrapé dans Gisagara.

Signalons que les victimes étaient une maman et son fils de 4 ans. Les corps de ces victimes étaient amputés de certaines parties : les seins pour la maman tandis que les tueurs du garçon lui avaient pris la
langue et les yeux.
Le président des l’association Albinos Sans Frontières, Kassim Kazungu avait demandé au gouvernement de prendre des mesures drastiques pour mettre fin à la chasse des albinos

« Sur les 57 meurtres d’albinos recensés depuis 2007, seuls deux cas ont abouti à une condamnation en justice. Et les condamnés ne sont toujours pas en train de purger leurs peines », se désole Peter Ash, le président de l’ONG canadienne Under the same sun (Sous le même soleil). « Dans les deux procédures, les sorciers et les assassins ont été nommés, mais ceux au sommet de l’affaire, ceux qui peuvent payer jusqu’à 75 000 dollars pour un « philtre » à base de parties du corps d’un albinos, ceux-là n’ont jamais été inquiétés ».

« Pratiquement tous les politiciens consultent des sorciers avant une campagne électorale ou pour s’assurer du succès de leur politique, certains sont forcément impliqués », estime un avocat de Mwanza. Et il rajoute, fataliste : « Même si une personne prend le risque d’aller voir la police, il lui est très difficile d’apporter des preuves. Les sorciers ont beaucoup d’argent et peuvent soudoyer les policiers afin d’être relâchés, puis se venger sur toute la famille du dénonciateur. Personne ne prendra jamais un tel risque, parce que tout le monde croit en la sorcellerie »

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.27-07-2010.

Tanzanie: pendaison pour le meurtrier d’une fillette albinos


La justice tanzanienne a condamné aujourd’hui à la pendaison un homme de 50 ans pour avoir tué une fillette albinos en 2008.

  • L’homme était accusé d’avoir découpé le corps de la fillette de cinq ans et d’avoir bu son sang, en vertu de croyances dans ce pays d’Afrique de l’est de s’attirer ainsi la chance.

« Des témoins ont déclaré au tribunal que l’accusé avait coupé les jambes de la fillette à minuit et avait bu son sang », a déclaré un procureur de la région    nord de Mwanza.

La loi en Tanzanie prévoit la mort par pendaison pour les personnes reconnues coupables de meurtre et haute trahison.

Toutefois, personne n’a jamais été pendu depuis les années 80.Quatre personnes ont également été condamnées à la peine capitale en novembre dernier pour le meurtre d’un garçon albinos de dix ans.

 

18 aout 2010

Tanzanie :
Arrestation d’un kenyan qui tentait de vendre un homme albinos

Un ressortissant kenyan, qui tentait de vendre un homme albinos en Tanzanie pour la modique somme de 250.000 dollars, a été arrêté mercredi, indique-t-on de source policière.

« Nathan Mutei, un Kenyan de 28 ans, a été arrêté juste à l’extérieur de la ville de Mwanza, en Tanzanie, alors qu’il tentait de vendre un homme albinos », précise-t-on de même source, ajoutant que l’arrestation a eu lieu lors d’une opération d’infiltration lorsque des membres de la police se sont fait passer pour des hommes d’affaires qui voulaient acheter des parties du corps albinos.

Le commandant de la police régionale, Simon Siro, a déclaré que « le mis en cause avait secrètement essayé de trouver des hommes d’affaires prêts à acheter l’albinos Robinson Mkwama ».

Nathan Mutei sera déféré, mercredi, devant la justice pour répondre des chefs d’accusation retenus contre lui, souligne-t-on.

Les parties du corps d’un Albinos sont valorisés dans certaines régions d’Afrique, avec des guérisseurs prétendant avoir des pouvoirs spéciaux.

Les attaques contre les Albinos sont souvent imputées aux marabouts.

Il est même arrivé que des tombes de personnes Albinos soient scellées afin que les cadavres ne soient pas déterrés.

L’association des Albinos de Tanzanie affirme que bien que 4000 Albinos soient officiellement enregistrés dans les statistiques nationales, leur nombre pourrait atteindre les 173.000.

.Le racisme est bien l’infirmité  la plus répugnante  parmi les diverses laideurs de l’humanité.

A l’Est CONGO les albinos toujours chassés, traqués comme des bêtes,mutilés, tués …

A lire:   Un petit village nommé Iganda.


25-08-2010

.Un peu de bonheur.

http://www.youtube.com/watch?v=aUe85eD4B1w


En Tanzanie, une équipe de football formé pour dissiper les mythes qui les entourent. Un groupe qui se compose essentiellement de personnes atteintes d’albinisme,  la Division de la Tanzanie 3e.

Publié le vendredi 8 octobre 2010

Crime rituel : Les albinos réclament une loi pour leur protection

C’est peu que de dire que les albinos africains sont victimes de crimes rituels. Et l’assassinat récent, à Pinhou (région des 18 montagnes), d’un petit albinos de 3 ans a achevé de convaincre le président de l’ONG le bien-être des albinos de Côte d’Ivoire (BEDA-CI), Coulibaly Mamadou, que le danger qui guette les albinos est bien réel. C’est pourquoi, à l’approche des élections générales en Côte d’Ivoire qui en rajoute à ce climat de psychose, il lance un appel solennel à la protection des albinos. En effet, le président du BEDA-CI  »demande aux autorités gouvernementales qu’une loi soit votée pour que les albinos soit protégés ». Pour y parvenir, ladite Ong demande le soutien de toute la population, des Ong soeurs, des associations, des institutions nationales et internationales (ONU, l’Unicef, la Croix rouge) et les institutions des droits de l’Homme à aller en guerre contre un génocide de ces êtres que la nature n’a pas honoré.

Aux Forces de défense et de sécurité, le président Coulibaly Mamadou  »demande de veiller au grain pour assurer la sécurité sociale de la population albinos ». Les albinos, faut-il le souligner, souffrent d’une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. Ils sont victimes de discriminations dans de nombreux pays d’Afrique. Raison pour laquelle au Mali, le chanteur Salif Kéita (lui-même albinos) a créé une association dénommée  »Solidarité pour l’insertion des albinos du Mali », pour éviter leur margination.

G. DE GNAMIEN


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Flash actualité – International

Au Burundi, un jeune albinos succombe à ses blessures après avoir été démembré

01.01.2011, 10h17

Un jeune albinos de douze ans, à qui des bandits avaient coupé un bras, a succombé à ses blessures dans le centre du Burundi, a appris l’AFP samedi de sources concordantes.
« Quatre bandits armés de fusils et de machettes ont attaqué une famille où se trouvaient trois enfants albinos sur la colline de Gahweza dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils ont coupé le bras gauche d’un garçon de 12 ans avant de s’enfuir parce que la famille s’était mise à crier », a annoncé à l’AFP l’administrateur de la commune de Kiganda, Joseph Ntahuga.
La commune de Kiganda dépend administrativement de la province de Muramvya, au centre du Burundi.
« Le petit Ephraïm Havyarimana a succombé à sa blessure quelque temps après, alors que l’ambulance arrivait sur place pour le conduire à l’hôpital », a-t-il poursuivi.
En octobre 2010, deux garçons albinos ont été tués et démembrés dans le sud-est et dans le nord du Burundi, alors que les autorités burundaises pensaient avoir mis fin à ces crimes rituels qui avaient frappé jusqu’ici la province de Ruyigi, frontalière de la Tanzanie.
Huit personnes accusées d’assassinats et tentatives d’assassinats d’albinos ont été condamnées par la justice du Burundi à des peines allant de un an de prison à la perpétuité en juillet 2009.
« Il s’agit du 16ème albinos tué dans des conditions inhumaines au Burundi depuis le début de cette vague de crimes odieux en 2007 et cela touche désormais tout le pays », a dénoncé à l’AFP samedi le président d’Albinos sans frontière, Kassim Kazungu.
« Les albinos de ce pays vivent dans l’angoisse d’être tués à tout moment et dans une terreur permanente, nous demandons au gouvernement de ce pays de rétablir la peine de mort dans ces cas pour y mettre fin », a-t-il plaidé, en donnant pour exemple le cas de la Tanzanie, « où les assassinats d’albinos ont cessé parce que leurs assassins sont tués ».
« Ils se rabattent au Burundi où ils risquent seulement la prison dont ils vont s’échapper par la suite », a ajouté M. Kazungu.
Ces albinos sont victimes d’un trafic d’organes vers la Tanzanie voisine où certaines parties de leurs corps serviraient à confectionner des charmes censés apporter la richesse à leurs possesseurs, selon la justice burundaise.
Les albinos souffrent d’une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. Ils sont victimes de discriminations dans de nombreuses régions d’Afrique.

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Le Monde en Face : les albinos en Afrique et la ruée vers l’or au sommaire du 24 mai

L’émission Le Monde en Face revient le mardi 24 mai 2011 à partir de 20h35 sur France 5. Présenté par Carole Gaessler , ce programme, proposant deux documentaires ainsi qu’un débat en plateau avec un invité, mettra à l’honneur deux documentaires sur les albinos d’Afrique et sur la nouvelle ruée vers l’or.

La soirée se poursuivra à 21h40 par le documentaire « Albinos d’Afriques, meurtres et sorcelleries. » Cette enquête plongera les téléspectateurs dans des villages de Tanzanie où de terribles croyances provoquent la mutilation et la mort de dizaines d’enfants et d’adultes albinos. Les auteurs de ce documentaire sont allés à la rencontre d’associations luttant contre cette discrimination ou encore de familles d’enfants albinos, obligés de les regrouper dans des écoles spécialisées et fermées, pour faire un véritable état des lieux de la situation des albinos africains.La soirée se terminera sur le plateau par un entretien entre Carole Gaessler et un spécialiste qui viendra réagir aux sujets abordés dans les documentaires diffusés.

Une équipe de chercheurs français a réussi à fabriquer en laboratoire des cellules produisant de la mélanine, qui colore la peau et la protège des rayons UV.

La dépigmentation de la peau n’est pas seulement inesthétique, elle peut aussi être dangereuse car elle est le signe d’une sensibilité aux rayons ultraviolets. D’où l’intérêt suscité par les travaux d’une équipe de chercheurs français, qui sont parvenus à produire in vitro des mélanocytes à partir de cellules souches embryonnaires. Ces cellules de l’épiderme ont pour rôle de produire la mélanine, un pigment qui donne sa couleur à la peau (et permet donc de bronzer) tout en la protégeant contre les UV.

Actuellement, les maladies induisant une dépigmentation, comme le vitiligo qui concerne 1% de la population mondiale, sont traitées par autogreffe : le médecin prélève des cellules saines sur des zones non atteintes du patient, et les réimplante là où la peau est décolorée. Mais ces mélanocytes réimplantés n’ont qu’une durée de vie courte, inférieure à un an. Et pour les albinos, cette technique d’autogreffe est impossible.

Plus faciles à produire

C’est là que les mélanocytes obtenus par l’équipe de Christine Baldeschi à l’institut I-Stem (Inserm/AFM) présentent un avantage. Produits par différenciation (spécialisation) de cellules souches embryonnaires humaines ou de cellules préalablement obtenues par manipulation génétique, ils ont une durée de vie plus longue (quoiqu’encore indéterminée) et peuvent être produits rapidement et en grande quantité en laboratoire.

Ces travaux, publiés récemment dans les comptes rendus de l’Académie des sciences américaine, doivent toutefois encore être validés par de nombreux essais sur des animaux avant d’être testés sur l’homme, rappelle Xavier Nissan, chercheur à l’I-Stem. «Les essais cliniques pour remédier à des dépigmentation sur l’homme ne devraient pas avoir lieu avant 5 à 10 ans», estime-t-il.

L’objectif, à terme, serait de créer une banque de cellules à disposition des médecins, poursuit le chercheur. Lorsqu’un malade se présenterait à eux, ils pourraient ainsi se procurer rapidement les cellules nécessaires à la greffe de leurs patients.

Cette technique pourrait également intéresser les personnes ayant subi une greffe de peau, comme les grands brûlés, car ces greffons sont pour l’heure dépourvus de mélanocytes. Les malades sont alors contraints de se protéger en permanence contre les rayons UV.

Source ;

http://www.lefigaro.fr/sante/2011/08/24/01004-20110824ARTFIG00463-un-espoir-pour-repigmenter-la-peau.php

Le 9 septembre 2011

Le Saint Germain club fait un Don à la fondation Salif Keïta

Salif Kéïta , la star Africaine de la musique malienne était de passage à Abidjan pour un concert . Il en a profité pour promouvoir sa fondation pour les Albinos. Campagne qui l’a conduite au Saint Germain club où il a été reçu par tout le staff .

Lors de cette visite au Saint Germain, la direction du club en a profité pour faire un don de 100.000F cfa à la fondation Salif Kéita pour les albinos et lui a offert par la même occasion des gadgets de la maison.

info complémentaire de :

N’Kashh, un rappeur de Goma à la conquête de Kinshasa

ici :  Ici

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OBJECTIF ESPOIR

Tanzanie : la traque des albinos – FRANCE 24.

Dans cet enfer, il existe un espoir : le refuge de Mukidoma, qui accueille les albinos rescapés et leur donne une seconde chance.

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Les albinos toujours massacrés au Burundi

lundi 7 mai 2012 / par Assanatou Baldé

Une jeune albinos de quinze ans a été tuée dimanche par un groupe armé à Bujumbura, la capitale du Burundi. Les meurtres d’albinos sont monnaie courante dans le pays. C’est le 18e en moins de quatre ans. L’association Albinos sans frontières a condamné cet acte et demande aux autorités de prendre leurs responsabilités.

Le Burundi est de nouveau tourmenté par un meurtre d’albinos. Chantal, jeune albinos de quinze ans, a été tuée par un groupe armé, dans la nuit de samedi à dimanche, au sud de la capitale Bujumbura. Ses assassins se sont d’abord rendus au domicile de ses parents où ils ont contraint sa mère à les conduire chez un des jeunes frères de Chantal où celle-ci avait trouvé refuge. Les tueurs munis d’un fusil, de machettes et de lances ont alors enlevé la petite fille. Puis, « deux kilomètres après, ils l’ont égorgée, et décapitée (…), on a trouvé la fillette jetée dans un fossé par ces malfaiteurs », a raconté un responsable local. « Ils ont emporté avec eux ses membres découpés », a-t-il ajouté.

La jeune fille est la 18e victime albinos tuée dans le pays depuis août 2008. Une fillette albinos de six ans avait déjà été tuée d’une balle dans la tête avant d’être décapitée, mutilée des bras et des jambes par des trafiquants présumés d’organes humains, à Ruyigi, une province de l’Est du Burundi. Peu avant ce meurtre, une enquête du Parlement révélait que certains membres et organes des albinos étaient écoulés sur le marché sous-régional de la sorcellerie, comme en Tanzanie voisine, moyennant d’importantes sommes d’argent.

« Une barbarie à l’encontre des albinos »

En juillet 2009, huit personnes accusées d’assassinats et tentatives d’assassinats d’albinos ont été condamnées à des peines allant d’un an de prison à la perpétuité. Pour le président de l’association Albinos sans frontières, Kassim Kazungu, l’assassinat de la petite Chantal est « un choc ! ». Il a fermement condamné ce nouveau meurtre et appelé les autorités à prendre leurs responsabilités. Il estime que les mesures prises par le gouvernement sont insuffisantes puisque tous les assassins d’albinos condamnés et regroupés dans la prison de Ruyigi se sont évadés en 2011. Selon Kassim Kazungu, ce sont ces meurtriers évadés « qui continuent ces massacres d’albinos. Nous demandons à l’Etat où sont ces gens là qui avaient été condamnés à cause des massacres d’albinos ? »

Le Burundi n’est pas le seul pays africains où les albinos vivent un véritable calvaire. Ils sont régulièrement victimes de massacres dans les autres pays du continent, tels que le Cameroun, la Tanzanie, la République démocratique du Congo (RDC). Ils sont le plus souvent recherchés pour leurs soi-disant pouvoirs bénéfiques ou maléfiques. Des croyances qui font de leur vie un véritable enfer.

.…. P2TITION POUR L’ALBINISME ET LE DROIT DE VIVRE : ici

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Pour plus d’actualités sur les mouvements des Albinos voir cette page

un clic ici :  Actualités et Mouvements des Albinos (Albinisme)

 

Mise a jour le 07-05-2012

Déclaration des droits de l’homme   Leave a comment

Noir et blanc

La Déclaration des Droits de lHomme et du Citoyen du 26 août 1789

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

Article premier Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article 2 Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Article 3 Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article 4 La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Article 6 La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l’instant; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Article 11 La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Article 17 La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

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DECLARATION DES DROITS DE LHOMME .Le 10 décembre 1948.

Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2

1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10

Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11

1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

Article 12

Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15

1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16

1. À partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.

Article 17

1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.

Article 21

1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26

1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29

1. L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Le 10 décembre 1948

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.Préambule.

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.

Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.

Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L’Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

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Publié 30/10/2008 par Apo dans les droits de l'homme

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