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Pétition pour l’abolition de la chasse sous toutes ses formes   Leave a comment

La Petition.be – Pétition pour l’abolition de la chasse sous toutes ses formes.

PETITION POUR L’ABOLITION DE LA CHASSE SOUS TOUTES SES FORMES

À l’attention de Mme Nathalie KOCSUSKO-MORIZET,
Ministre de l’Écologie et du Développement durable

Madame Le Ministre,

– Je refuse la guerre menée six mois par an dans les campagnes et les forêts de France contre les animaux sauvages.

– Je refuse que 1,7% de la population s’octroient le droit de mort sur des êtres sensibles sans aucune nécessité vitale et pour le seul loisir des chasseurs, je refuse que chaque année, 30 millions d’animaux soient tués pour la seule satisfaction de leurs pulsions. Ce chiffre ne prend en compte que les animaux tués au fusil. Des milliers d’autres animaux succombent par d’autres méthodes (piégeage, déterrage, chasse à courre, chasse avec engins divers) auquel il faut ajouter nombre d’animaux blessés non retrouvés (souvent non recherchés. (source ROC)

– Je refuse le fallacieux prétexte de « régulation de la faune sauvage » avancé par les fédérations de chasse alors que 15 millions d’animaux d’élevage sont lâchés chaque année pour contenter les tireurs.

– Je refuse l’hypocrisie de l’étiquette « protection de la nature » alors que la chasse est reconnue coupable d’innombrables dégradations des espaces naturels, de graves perturbations de la vie sauvage, de la disparition de plusieurs espèces, alors que les chasseurs se font une gloire de tuer les plus beaux spécimens, privant ainsi les espèces de ses meilleurs reproducteurs, alors que toutes les actions « d’entretien» des fédérations de chasse ne visent qu’à favoriser la prolifération de « leur » gibier.

– Je refuse ce total non-sens biologique qui consiste à considérer « nuisibles » certaines espèces.

– Je refuse les mensonges sur les comptages des spécimens, comptages dont les systématiques conclusions sont la nécessité de tuer.

– Je refuse ces pratiques de « pompiers pyromanes » démontrées et dénoncées par les associations de protections des animaux (RAC, ASPAS, CVN…) et qui consistent à favoriser la prolifération des sangliers pour prétexter ensuite leur surnombre et faire accepter leur massacre au motif de la protection des populations et des cultures.

– Je refuse la guerre menée sournoisement contre les grands prédateurs (ours, loups, lynx…), dont les statuts de protection sont sans cesse bafoués. Je refuse ces massacres dont le seul véritable motif est l’intérêt des chasseurs à ne pas voir s’installer une « concurrence » naturelle.

– Je refuse le calvaire de ces animaux traqués, affolés, arrachés à leur vie dans la douleur des chairs déchirées et des os broyés par les balles, déchiquetés par les chiens déterreurs ou laissés blessés, mourir dans de lentes agonies. Pas une seule des diverses formes de chasse n’est exempte de cruauté. Je refuse cette ignominie qui consiste à provoquer par plaisir la souffrance et la mort d’êtres sensibles (et reconnus comme tels par le Code rural, art L 214).

– Je refuse l’agonie dans les nids et les terriers des portées affamées parce que la mère nourricière s’est fait tuer.

– Je refuse un loisir qui chaque année, blesse et tue des personnes totalement étrangères à sa pratique – cavaliers, promeneurs, cyclistes, automobilistes, ramasseurs de champignons… Les « accidents de chasse » provoquent en moyenne 170 blessés déclarés et 30 morts par an.

– Je refuse les innombrables nuisances que la chasse impose aux non-chasseurs : stress généré par les tirs entendus à longueur de semaines en zones rurales, péri-urbaines et forestières, insécurité (un sondage IFOP de février 2011 fait apparaître la chasse comme la première des nuisances rencontrés par les promeneurs), impacts de balles sur nos maisons et véhicules, stress lié aux risques de « balles perdus », y compris chez nous….

– Je refuse ces lois qui autorisent les chiens de chasse à pénétrer sur des propriétés privées, à perturber nos animaux domestiques, à affoler nos animaux de ferme, à dégrader les cultures, en toute légalité.

– Je refuse de voir souffrir et mourir nos animaux familiers, fréquentes « victimes collatérales » des pièges, appâts empoisonnés, « balles perdues », chasseurs en manque de cibles ou tuant délibérément nos chats considérés comme « concurrents » pour « leur » petit gibier…

– Je refuse de voir six mois par an les semeurs de mort s’approprier la nature et y faire régner leur loi, au mépris non seulement de la souffrance des animaux, mais au mépris également de la souffrance morale que leur divertissement représente pour les personnes sensibles à la détresse animale.

– Je refuse de laisser les cris des tueurs, leurs coups de feu, leurs chiens surexcités violer ma conscience de la valeur de la Vie et mon sens profond du respect des êtres sensibles.

– Je refuse que nos représentants politiques restent sourds aux 87% de Français conscients de la nécessité de protéger la faune sauvage (Sondage Sofres 2011).

– Je refuse que pour des motifs électoralistes et par intérêt personnel, nos Politiques accordent au lobby de la chasse des droits et des prérogatives régaliens (multiplication des lois pro-chasse, légalisation de la propagande des fédérations de chasse auprès des jeunes, défiscalisation des chasses commerciales, niches fiscales, dérogations à la législation européenne, etc.)

– Je refuse que dans cette société dont l’expansion économique ne laisse plus de place à la vie sauvage, les solutions pacifiques proposées par les Associations de protection de la nature pour favoriser une cohabitation harmonieuse entre humains et animaux ne soient pas entendues.

Madame le Ministre,

Parce que la chasse est un préjudice considérable pour les équilibres naturels, parce que les animaux ne sont pas des jouets pour humains assoiffés de pouvoir mortifère, parce que chasser est un loisir violent et dangereux également pour les non-pratiquants, parce qu’elle prive de leur liberté de jouir paisiblement de la nature et de sa vie sauvage les usagers pacifiques, parce la pratique de la mort-loisir est inacceptable d’un point de vue éthique, parce que la société du XXIe siècle ne saurait se construire dans le déni du droit à la vie et au respect de tous les êtres sensibles,

je demande que la chasse, loisir de souffrance et de mort, soit abolie.

Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

créateur de cette pétition :

http://www.galgos-ethique-europe.eu/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=1

une vidéo par jour sur la réalité de l’élevage   Leave a comment

 

Un clic ICI une vidéo par jour sur la réalité de l’élevage.

 

Depuis les origines l’humanité à le choix être aveuglée par la vérité ou coudre ses paupières

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Publié 22/02/2011 par Apo dans Actualités et politique, Les droits de l'animal

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Souriez vous êtes filmés à Aubigny sur nère   Leave a comment

Souriez vous êtes filmés à Aubigny sur nère


Le conseil municipal avait, « par délibération le 29 octobre 2009 décidé de mettre en place une vidéo-protection sur la commune dans le cadre de la prévention de la délinquance décidée par la loi du 5 mars 2007 ».

Le conseil municipal après appel d’offres a décidé jeudi soir en séance de « confier à la Société Spie de Jargeau (45), la fourniture l’installation et la maintenance d’un système de vidéo protection sur cinq sites. « Une installation qui se fera sous contrôle légal avec demande d’autorisations.

Les caméras seront installées à la piscine des Étangs, à l’annexe albinienne du CRJS (Centre Régional de la Jeunesse et des Sports), au stade Saint-Paul, au Centre technique municipal « ou il y a souvent des cambriolages » et en centre-ville.

Yves Fromion a précisé que, « concernant le centre-ville, une caméra à giration sera installée sur le toit de la bibliothèque municipale qui permettra se surveiller la place de la Résistance et l’arrière de la cour du château des Stuarts. Une autre caméra sera placée à l’angle du château et surveillera la rue du Prieuré.

René Maria, conseiller municipal, a précisé que « dans le cadre de la loi, les bandes vidéos seront conservées quinze jours et pourront être transmises sur sa demande, au procureur de la république de Bourges ».

Le coût du système comprenant l’installation, la maintenance (gratuite la première année), la formation de six personnes pour le faire fonctionner est de 74.493 euros TTC. L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ) subventionne à hauteur de 23.324 euros. Une fois installées, les caméras seront opérationnelles jour et nuit.

Philippe Delouzilière


Publié 28/11/2010 par Apo dans Actualités et politique, Non classé

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Chasse aux phoque 2010   1 comment

 

Vous connaissez sans doute l’histoire de Néron, empereur de Rome, accusé de jouer du violon pendant que sa ville brûlait.

L’expression « jouer du violon pendant que Rome brûle » est utilisée en anglais depuis des lustres pour décrire une situation au cours de laquelle une personne
se consacre à des banalités pendant une période de crise. C’est l’équivalent en français de « s’en moquer comme de l’an 40 »

Or, tout me rappelle Néron lorsque je pense au gouvernement canadien, qui se manifeste par des actes insensés alors qu’un sujet aussi important que la cruauté de la chasse commerciale des phoques se profile une fois encore à l’horizon.

Pendant que Rome brûle…

Quel que soit l’angle sous lequel on voit les choses, l’industrie canadienne de la chasse commerciale des phoques se meurt :

Un rapport vétérinaire publié récemment a illustré des exemples de cruauté et a souligné la nécessité d’améliorer et humaniser les pratiques d’abattage.

La majorité (72%) des Canadiens soutiennent les réglementations interdisant la chasse des bébés phoques, et 81% ne regretteraient pas la fin de la chasse commerciale des phoques.

Le 5 mai 2009, l’Union européenne a voté l’interdiction du commerce de tous les produits du phoque. Les États-Unis, le Mexique et la Croatie ont déjà instauré des embargos nationaux sur les produits du phoque.

La chasse aux phoques est un échec économique. Selon une analyse publiée au début de l’année dans le magasine Marine Policy en mettant un terme à la chasse commerciale des phoques au Canada, les Canadiens pourraient économiser au minimum 6,9 millions de dollars par an.

Étant donné que la crise économique mondiale fait rage, continuer à subventionner cette industrie moribonde n’a absolument aucun sens.

Ils s’en moquent…

On pourrait penser que le gouvernement canadien tiendrait compte de l’importance de ce problème et lui accorderait le sérieux qu’il mérite.

Comment le gouvernement canadien traite-t-il ce grave problème ?

Il déguste de la viande de phoque.

Vous avez bien lu. Croyez-le ou non, lors d’une réception bizarre et mal inspirée organisée par la Sénatrice Céline Hervieux-Payette le 10 mars, le Restaurant exclusif du Parlement fédéral à Ottawa a servi de la viande de phoque à des invités triés sur le volet.

Le Toronto Star, quotidien canadien, a bien résumé cette opération publicitaire dans un éditorial :
« Il est temps que la sénatrice et les autres politiciens qui dînent avec elle au restaurant du parlement baissent la garde, mettent un terme à ce massacre insensé et accordent des compensations et la reconversion des quelques chasseurs de phoques qui dépendent encore des quelques revenus que leur procure la chasse. »

Arrêtez la chasse maintenant

Les médias l’ont compris, tout comme la majorité des Canadiens : ils ne veulent pas de ces mises en scène et stratagèmes bon marché ; et plus que tout, ils ne veulent pas continuer à soutenir une industrie cruelle et moribonde.

Il est temps que le gouvernement canadien redevienne sérieux et affronte la vérité : le monde ne veut pas des phoques morts du Canada.


Cliquez ici pour dire au gouvernement canadien d’arrêter de se moquer du monde et d’interdire la chasse dès maintenant.

Merci,

P.S. En février dernier, le Ministre des Finances, Jim Flaherty, a essayé de servir de la viande de phoque lors de la réunion des ministres de l’économie du G7 à Iqaluit.
Aucun diplomate étranger n’a accepté l’offre de M.Flaherty. Visiblement, ces stratagèmes ne fonctionnent pas.

Publié 21/03/2010 par Apo dans Actualités et politique

Le massacre des phoques a commencé sur la banquise du Canada   Leave a comment


Bonjour,

Essayer de faire circuler ces informations pour que tous sachent ce qui se passe en ce moment et que le pire soit bientôt évité, merci à tous!
Ce combat devait être terminé à jamais…

MERCI DE FAIRE CIRCULER pour sensibiliser le plus possible l’opinion publique.

Voilà, nous y sommes.

Aujourd’hui est un lundi noir, ou plutôt devrais-je dire, un « bloody monday ». La banquise a déjà commencé à se recouvrir, comme chaque année à la même époque, d’un épais manteau de couleur rouge carmin, et cela va durer 4 mois.

Vous l’aurez compris, la chasse aux bébés phoques a débuté ce jour.

Cette année le quota a été fixé à 338.200, initialement de 280 000 et récemment augmenté de 55.000 par le gouvernement canadien. Ce n’est qu’un quota, la réalité est toute autre.
Il ne s’agit pas ici d’un témoignage sur la barbarie elle-même, mais sur l’hypocrisie de ses principaux acteurs, chasseurs, gouvernement, et associations écologiques.

Aujourd’hui, on assomme, on poignarde, on égorge, on crochète, on traîne, et malgré tout, on dépèce encore vivant des bébés phoques sous les yeux de leurs mères hurlantes et déchirées par l’horreur, la vue et l’odeur de tout ce sang.

Pétition pour l’arrêt définitif de la chasse aux phoques

ici Pétition merci de votre signature

…………………………………………………………………..

Le massacre des phoques a commencé sur la banquise du Canada

 

Dans un récent communiqué Nature Québec appuie la chasse au phoque et fait du lobbying auprès du Parlement européen afin qu’il n’interdise pas les importations des produits dérivés. Nature Québec agit-il réellement par conviction écologique ? Marjolaine Jolicœur, à qui Le MAGue a réservé cette tribune libre, fait le point sur l’imposture de certains acteurs de l’écologie au nord de la Belle Province.

On peut se poser la question quand on voit dans sa liste de « partenaires financiers » Pêches et Océans Canada, le ministère gouvernemental qui subventionne et coordonne la chasse au phoque. Nature Québec reçoit aussi des subventions de la Fondation de la Faune du Québec, un organisme gouvernemental favorisant la chasse et la pêche dites sportives ainsi que du Fond mondial pour la nature Canada (World Wildlife Fund-WWF) dont toute l’histoire est liée à la chasse. Un des présidents du passé de la WWF était non seulement un chasseur célèbre pour ses tueries massives d’animaux mais aussi président de la National Rifle Association, un lobby international contre tout contrôle des armes a feu. Jusqu’en l988 la WWF organisait des enchères de vente de fourrure pour renflouer ses caisses. Elle a toujours soutenu la chasse aux phoques en connivence avec le gouvernement canadien.

Nature Québec a de plus des « partenaires en biens et services pour des expertises, conseils et validations scientifiques et techniques » comme la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec,la Fédération québécoise de la Faune (qui malgré son nom regroupe des chasseurs et des pêcheurs) et la Fédération des pourvoiries du Québec. Ces groupes pro-chasse et pro-fourrure peuvent-ils réellement donner une expertise valable et objective à un organisme se voulant écologique ?

ÉCOLOGIQUE OU MERCANTILE ?

Justifier écologiquement la chasse aux phoques parce que ces derniers mangent trop de morues est questionnable d’un point de vue crédibilité scientifique mais aussi vision globale. L’effondrement de la population des poissons relève bien plus de la pêche intensive et de l’inertie du gouvernement en matière de gestion que de l’alimentation du phoque. Même si tous les phoques jusqu’au dernier sont tués, la morue ne reviendra pas. Selon une étude faite par 14 chercheurs scientifiques et publiée dans la revue américaine Science la quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans avant 2050 . Cette disparition annoncée des poissons s’accompagnera d’un dérèglement de l’ensemble de l’écosystème des océans et ce ne sera pas la faute des phoques mais bien des industries de la pêche. Mais les pêcheurs qualifient ces prédictions de « pessimistes » et refusent d’y croire.

En février 2009, les pêcheurs de morues du Québec et des Maritimes ont même tenté de convaincre Pêches et Océans Canada de ne pas imposer un moratoire pour stopper la pêche dans le sud du golfe Saint-Laurent.
Regroupées dans une coalition, les associations de pêcheurs rejettent les prévisions scientifiques prédisant la disparition des poissons. Plus facile d’accuser les phoques que de faire son mea culpa.

Tout comme pour l’industrie de la fourrure, la pêche commerciale n’a montré que très rarement un souci écologique. Elle a plutôt vidé les océans et continue de le faire dans un esprit strictement mercantile. Morue mais aussi requin, thon rouge, flétan, espadon, crevette, plie canadienne et capelan sont des espèces marines menacées par la pêche. On estime que dans le monde 75% des espèces de poissons seraient présentement exploitées à pleine capacité, surexploitées ou épuisées.

Tuer des phoques pour sauver le poisson ne ressemble que trop à de l’histoire ancienne. Le béluga par exemple, a toujours été maudit par les pêcheurs, coupable selon eux de faire fuir le poisson. Au cours des années trente, les pêcheurs chassaient cette petite baleine blanche parce qu’on croyait qu’elle dévorait elle aussi trop de morues et de saumons. Pour chaque queue de béluga tué le gouvernement payait l5 dollars. Plus de 5.000 bélugas vivaient dans le fleuve St-Laurent en 1885 mais cent ans plus tard ils n’étaient plus que 500, considérés comme de véritables déchets toxiques.

Faudra-t-il massacrer la totalité des bélugas, des baleines, des dauphins, des requins et des oiseaux de mer sous prétexte qu’ils mangent du poisson ?

FAUX PRINCIPE DE PRÉCAUTION

La chasse au phoque est en complète contradiction avec tous les principes écologiques autant par ses liens avec l’industrie de la fourrure que par sa gestion gouvernementale.

Deux chercheurs scientifiques Russel Leaper et Justin Matthews ont analysé les méthodes utilisées par le gouvernement pour évaluer la taille de la population de phoques du Groenland et son évolution de même que l’approche gouvernementale pour la fixation des quotas de chasse . Selon Russel Leaper « le risque pour la population de phoques est alarmant.
L’étude démontre que le gouvernement pourrait ne pas être au courant que le niveau de la population a atteint un seuil critique avant qu’il ne soit trop tard, et que seules des mesures draconiennes devront êtres prises. Cela signifie que le gouvernement continuerait à fixer des quotas de chasse élevés alors que la population serait sérieusement en déclin ». Selon ces chercheurs l’approche actuelle du gouvernement pour gérer la chasse au phoque fera baisser sérieusement leur population, de 50 à 70% au cours des 15 prochaines années.

La supposée « approche de précaution » du gouvernement ne résiste pas à une analyse sérieuse. Les phoques peuvent être décimés par des variations au niveau de l’approvisionnement alimentaire, des
virus, des contaminations par la pollution ou par des changements climatiques.
Dès à présent, le réchauffement climatique est une menace réelle pour le troupeau de phoques puisqu’il nuit à leur milieu de reproduction. Les mauvaises conditions de la glace contribuent de plus en plus au pourcentage anormal du taux de mortalité des phoques. En 2002, 75% des bébés phoques dans le golfe St-Laurent sont morts à cause de l’absence de glace avant même que la chasse ne commence.
Cela n’a pas empêché le gouvernement de continuer à fixer des quotas de capture mettant en péril leur population.

CRUAUTÉ SUBVENTIONNÉE

Invoquer la tradition pour maintenir la chasse aux phoques sous prétexte qu’elle est pratiquée depuis 400 ans est une tactique de diversion assez maladroite. Une multitude de traditions – esclavage des
enfants, des noirs, violence faite aux femmes ou cannibalisme – étaient aussi des traditions dans certaines contrées mais d’un point de vue éthique elles ne sont plus défendables. Le comportement de l’humain primitif devrait logiquement évoluer vers un mode de vie plus moralement acceptable.

La chasse au phoque n’est plus depuis longtemps une chasse de subsistance à proprement parler mais alimente plutôt le commerce de la fourrure. Cette industrie est devenue multimillionnaire en détruisant et en exploitant autant les communautés rurales,les autochtones, les animaux que l’environnement. L’industrie de la fourrure est uniquement préoccupée par les profits. Le gouvernement continue malgré tout de la subventionner par fanatisme idéologique. L’industrie de la chasse au phoque ne se perpétue que parce qu’elle est grassement subventionnée. Entre 1995 et 2000, le gouvernement canadien et celui de Terre-Neuve et Labrador ont donné 20 millions dollars canadiens en subventions directes à la chasse aux phoques. Un article du Post signé par Murray Teitel confirme que présentement les 6 millions que gagnent les chasseurs coûtent aux contribuables canadiens au moins 60 millions .

Cette tuerie de phoques n’est jamais écologique pas plus que ne l’est l’industrie de la fourrure. Pour aller tuer les phoques il faut une grande dépense de pétrole tout comme pour expédier les peaux ou les produits dérivés dans des ports européens ou asiatiques. Préparation, tannage, trempage, séchage, nettoyage, taille et finition des fourrures requièrent des traitements chimiques considérables. Les produits chimiques utilisés pour traiter la fourrure incluent des acides, du peroxyde d’hydrogène, de la formaldéhyde, des agents de blanchiment et divers types de teintures. Potentiellement
cancérigènes ces produits peuvent causer divers problèmes de santé, polluant les cours d’eau et les sols. Il faut aussi penser à l’énergie requise pour opérer les voûtes à fourrures réfrigérées (pour l’entreposage pour période de non utilisation) ainsi que l’énergie requise pour nettoyer professionnellement par nettoyage à sec les manteaux. La fourrure est un produit de luxe nécessitant d’énormes quantités de ressources et d’énergie. Elle ne peut en aucun cas être considérée comme un produit écologique.

VIOLENCE ET BRUTALITÉ

Cette chasse industrielle génère une immense souffrance car c’est une exécution massive d’animaux devant se faire le plus rapidement possible. Tuer 300.000 phoques en quelques semaines amène de comportements cruels démontrant bien l’incapacité des autorités à veiller à l’application des lois. De nombreux vidéos et témoignages d’observateurs apportent des preuves indéniables de l’agonie de phoques crochetés vivants puis traînés sur la glace, d’animaux frappés au gourdin ou blessés par balle puis abandonnés de longues minutes à leurs souffrances avant parfois d’êtres dépecés encore conscients.
Ces abus loin d’être des cas isolés demeurent rarement sanctionnés.

98% des phoques chassés ont entre deux semaines et trois mois. Les chasseurs les nomment des « chiots » mais les défenseurs des phoques n’ont pas le droit eux de dire qu’ils restent en quelque sorte des « bébés ». Certains de ces phoques n’ont pas encore pris de repas solides ou même commencé à nager. Les chasseurs fracassent leur crâne parce qu’en tant que juvéniles, les parois de leur tête sont encore minces. Tout ce massacre à lieu sous les yeux horrifiés des autres phoques, des mères, dans un vacarme de cris de peur et dans l’odeur du sang.

Peut-on accepter toutes les violences et les brutalités au nom de l’argent ?

Pour continuer ce plus grand massacre de mammifères au monde, on tente désespérément de nous vendre leur viande et leur graisse. Mais le phoque est loin d’être assez bio pour nourrir les écolos puisqu’il est contaminé par de multiples substances toxiques et des pesticides. Il est même recommandé aux consommateurs de phoque de n’en manger pas plus qu’une fois par semaine et de s’abstenir d’en consommer le foie. Ces substances toxiques s’accumulent dans l’organisme, provoquant cancers, dérèglements hormonaux et immunitaires. Les femmes inuites, à cause de leur consommation de phoques, détiennent dans leur lait maternel le plus haut pourcentage de BPC au monde, mettant ainsi en danger autant leur santé que celle de leur bébé.

Quant aux oméga-3 de source animale, leurs vertus exagérées relèvent du marketing puisqu’elles peuvent aussi élever le taux de cholestérol et provoquer une baisse des réponses immunitaires. Tous les poissons (et donc leur graisse et leur chair) sont contaminés à divers degrés, phoque compris.
Plusieurs alternatives végétales contiennent des oméga-3 : graines de lin, algues, noix et huile de chanvre. Tous ces produits se retrouvent sous l’appellation bio et sont donc écologiques.

ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR ?

Au Canada il est presque interdit de prendre la parole pour défendre les phoques sans se voir aussitôt taxer de « méchants animalistes », d’« âmes sensibles » ou de souffrir de « sensiblerie ». Être écologiste c’est aussi avoir des notions d’éthique, de justice, de non-violence et de solidarité envers les plus vulnérables. Si un peu plus d’humains avait de la sensibilité dans leur âme et leur cœur, l’état de la planète ne s’en porterait que mieux.

Notre relation écologique avec les animaux englobe aussi un débat moral. Une soixante de philosophes et d’éthiciens ont cosigné avec le professeur Andrew Linzey de l’Université d’Oxford un texte dénonçant la chasse aux phoques comme étant cruelle et moralement injustifiable. Pour eux le phoque est un être vivant et sensible, bien plus qu’un simple produit de consommation.

Se dire écologiste c’est aussi comprendre que tout est interdépendant et lié, autant la souffrance des animaux, des humains que celle de la planète. Les biologistes au service des chasseurs, de l’industrie de la fourrure et des politiques gouvernementales doivent montrer leur vrai visage et ne plus se cacher derrière leurs prétentions écologiques. On peut tout fuir, mais notre conscience finit toujours par nous rattraper.

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Massacre des Phoques 2010:  Ici

Publié 05/04/2009 par Apo dans Actualités et politique

Paroles sans papiers   Leave a comment

Paroles sans papiers, un livre militant chez Delcourt

 

L’actualité nous rappelle tous les jours les drames qui se jouent autour de la condition des sans-papiers, à l’image des arrestations d’enfants au sein même de leurs écoles ou des défenestrations de personnes en situation irrégulière fuyant la police.

Paroles sans papiers propose quant à lui des témoignages divers, allant des galères pour se faire régulariser aux moyens mis en œuvre pour survivre dans l’illégalité. En tout, c’est 9 témoignages autour de
sujets très actuels qui sont mis en avant dans ce collectif de 72 pages attendu le 25 octobre en librairie. Conduits par le prolifique David Chauvel en compagnie du dessinateur Alfred et du scénariste Michaël le Galli, les textes sont mis en image par des dessinateurs très variés parmi lesquels Gipi, Peeters, Pedrosa, Kokor ou encore les frères Jouvray.

En introduction de l’ouvrage, José Muñoz, le Grand Prix de la ville d’Angoulême 2007, témoigne sur sa propre expérience de sans-papiers.
Quant aux dernières pages, elles sont consacrées à un dossier documentaire sur l’histoire de l’immigration en France depuis le début des années 90 avec, en marge, toutes les adresses utiles autour de ce sujet brûlant.

 
 N'hésitez pas a contacter le site, si vous avez connaissance d'enfants et parents en difficulté
soit auprès d'un collectif près de chez vous. Voir la rubrique sur le site des collectifs
  Ici 
soit par email auprès de contact@educationsansfrontieres.org

Publié 24/02/2009 par Apo dans Actualités et politique

.Sans papiers « les invisibles ».   1 comment

Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers »


Professionnels du cinéma et de l’audiovisuel en soutien au Réseau Éducation Sans Frontières et à tous les « sans-papiers » de France

Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.

Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.

A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.

La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.

Pour réaliser ce film, nous nous sommes adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».

Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte , de ce texte est né un film. LEUR film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.

Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.

Ces enfants doivent vivre parmi nous.
Il est aujourd’hui urgent d’affirmer :

« Laissez les grandir ici ! »

 

http://www.educationsansfrontieres.org/article29.html


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Publié 11/07/2008 par Apo dans Actualités et politique

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