Les plantes servent à nous soigner et elles peuvent aussi se soigner entre elles.   1 comment

Les plantes servent à nous soigner, de nombreux médicaments en sont issus, mais elles peuvent aussi se soigner entre elles. Si vous préférez traiter la plupart des problèmes de vos plantes sans employer le moindre produit chimique, alors ce guide va vous intéresser.

Quels sont les avantages des préparations de plante ?
– elles sont économiques.
– elles sont « amusantes » à préparer.
– elles sont à la portée des enfants, contrairement à la majorité des produits phytosanitaires.
– elles ne matraquent pas les plantes, c’est de la phytothérapie.
– elles sont biodégradables à 100%.

Il existe 4 types de préparations à base de plantes : les extraits fermentés, les décoctions, les infusions et les macérations.

Les extraits fermentés:
L’essentiel à savoir pour réussir ses extraits fermentés de plantes : Il vaut mieux utiliser l’eau de pluie, et surtout non calcaire.
Des grandes quantités d’extraits sont plus faciles à réussir que les petits échantillons.
Il faut brasser au moins une fois par jour.
En profiter pour examiner s’il y a encore un tapis de petites bulles qui remontent, signe de fermentation.
L’arrêt des bulles montre que la fermentation est terminée, il faut alors rapidement passer à l’étape suivante sinon la préparation va entrer en putréfaction.
Soutirer et filtrer, par exemple à l’aide d’une passoire de cuisine ou d’un vieux drap.
Conserver dans une cave ou un cellier pendant deux mois maximum.

Les causes d’échec :
Mélanger différentes plantes dans la même préparation. Elles n’ont pas la même vitesse de fermentation.
Eau de mauvaise qualité : trop froide (<15°C) ou trop chaude (>25°C); pH trop élevé (<7); trop calcaire.
Pour l’eau trop calcaire, il faut la corriger avec un peu de vinaigre (~1/4 de litre pour 30L d’eau).
Attention car le calcaire bouche les stomates et empêche la stimulation par les feuilles.
Pour l’eau du robinet chlorée, il suffit de là laisser à l’air libre, par exemple dans un seau très évasé, pendant 2 à 4 jours, en brassant de temps en temps.

Les décoctions :

A la différence des extraits fermentés elles sont obtenues en faisant bouillir les plantes.
L’eau doit avoir les mêmes caractéristiques que pour les extraits fermentés

L’ébullition doit être maintenue durant 20 à 30 minutes, à petits bouillons et sous couvercle.
On laisse refroidir la préparation sans enlever le couvercle. Une fois refroidie on la filtre avec un simple filtre à café.
Les décoctions sont à utiliser rapidement, elles se conservent 2 jours grand max.

Les causes d’échec les plus fréquentes sont un temps d’ébullition exagéré et l’absence de couvercle qui fait perdre des composants précieux.

Les infusions :
Ben c’est comme pour le thé, chacun en connaît le principe. Les points-clés de la réussite sont une bonne qualité d’eau et l’absence d’ébullition au moment de l’infusion.
La principale cause d’échec est l’oubli d’un couvercle durant la phase d’infusion.
Les infusions ne se gardent que quelques jours au réfrigérateur.

Les macérations :
Elles consistent simplement, comme son nom l’indique, à laisser les plantes macérer dans l’eau froide pendant 24h.
Les facteurs de réussite sont la qualité de l’eau, encore et toujours, le soin mis à hacher les plantes et la température de l’eau, variant entre 16 et 20°C.
Les échecs proviennent d’une eau trop froide et de plantes hachées trop grossièrement.

Maintenant passons aux plantes bienfaitrices

Plantes stimulantes. Elles favorisent une croissance harmonieuse, la vie microbienne du sol, et stimulent les capacités d’autodéfenses aux attaques parasitaires.

Achillée.
Améliore le compostage, mobilise contre les agressions, renforce les fongicides.
Extrait à froid réalisé en plongeant 20g de fleurs sèches dans 1L d’eau pendant 24h. Puis ajouter aux préparations fongicides à raison de 10%. Brasser pendant 10 min.

Bardane.
A employer sur les plantes manquant de tonus.

Extrait fermenté réalisé avec 1kg de plante fraîche pour 10 litres, puis macération pendant quelques jours, à utiliser après dilution 1/20. Riche en potasse.

Camomille.
Calme l’excès de vigueur des plantes. Renforce leur résistance.
Infusion réalisée avec 50g de fleurs sèches dans 10L d’eau chaude. Puis diluer à 5%. Mélanger aussi aux préparations fongicides.

Consoude.

Favorise les germinations, stimule le compostage.
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de plante fraîche pour 10 L, puis macération pendant quelques jours. Diluer à 10% en engrais soluble au pied, et 5% en pulvérisation foliaire.

Fougère aigle.

Excellente en couverture de compost et en paillage.
Utiliser les feuilles fraîches et les hacher grossièrement, efficace contre les limaces. Après quelques mois de paillage, peuvent être intégrées au tas de compost.

Ortie. Accélère le compostage.
Renforce les plantes, lutte contre la chlorose. Favorise la photosynthèse.
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de plante fraîche pour 10 L, pendant quelques jours, à utiliser avant la putréfaction. Diluer à 5% en pulvérisation foliaire, et à 10% en arrosage des plantes et tas de compost.

Pissenlit.
Améliore la structure du sol et régularise la croissance des plantes.
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de plante fraîche (rosettes de feuilles et racines, un max de fleurs) pour 10 L, puis macération pendant quelques jours, à utiliser avant la putréfaction. Diluer à 20%.

Valériane.

Stimule la croissance.
Extrait fermenté 1 kg de plante pour 10
L. Diluer à 5% en pulvérisation foliaire, une fois par mois.

Plantes
répulsives.

Beaucoup d’insectes et parasites se repèrent à l’odeur émise par leur plante préférée. Celles qui suivent ont le don de brouiller les pistes et de tromper l’ennemi.

Absinthe.
Éloigne les limaces et pucerons.
Infusion réalisée avec une poignée de feuilles fraîches dans 1 L d’eau pendant d’heure, puis diluer à 20%. L’absinthe en fleur est la plus riche.

Capucine. Écarte les mouches blanches et les pucerons.

Agit par sa seule présence : planter à proximité de la ganja suffit.

Euphorbe épurge. Éloigne limaces, taupes et campagnols.
Employer l’extrait fermenté réalisé avec 800 g de pousses tendres mises à macérer pendant quelques jours dans 10 L d’eau. Pulvériser

Lavande.
Eloigne une foule d’insectes.
Infusion (100g dans 1 L d’eau).
Pulvériser pur.

Lierre. Contre aleurodes, acariens et pucerons.
Extrait fermenté (1kg de feuilles fraîches dans 10L d’eau). Employer dilué à 5%. Ou décoction pure (100 g/L).

Mélisse.
Pucerons, moustiques, aleurodes et fourmis.
Infusion de 50g de plante fraîche dans 1L d’eau. Pulvériser pur.

Menthe.
Puceron vert, noir et cendré.
Infusion de 100g de plante fraîche dans 1L d’eau. Pulvériser pur.

Ortie.
Repousse les pucerons et acariens.
Macération pendant 12h dans l’eau froide (1kg pour 10L), puis pulvériser l’extrait pur une fois filtré.

Prêle. Eloigne les araignées rouges.
Extrait fermenté (200g de prêle sèche dans 10l d’eau). Diluer à 5%. Pulvériser le matin de préférence.

Rhubarbe. Ecarte les pucerons, chenilles et limaces.
Macération à froid à base de 500g de feuilles fraîches dans 3L d’eau pendant 24h. Pulvériser pur à 3 reprises.

Rue. Contre limaces, campagnols, mulots, chats et mouches.
Macération de 800g de feuilles fraîches dans 10L d’eau pendant 10 jours. Diluer à 20%. Attention! Plante allergisante, prendre des gants à la cueillette.

Sureau.
Ecarte taupes, campagnols et mulots.
Extrait fermenté à base de 1kg de feuilles fraîches dans 10L d’eau, puis macération pendant 3 jours. Employer pur en arrosage.

Plantes à action insecticide.
Même si vous employez des plantes répulsives il y a toujours le risque de voir surgir une pullulation. Ces plantes ont le pouvoir de limiter l’infestation.

Ail.

Efficace contre les acariens, les pucerons.
Macération de 100g d’ail épluché et haché mis à macérer à froid dans 2 cuillerées à soupe d’huile de lin. Le lendemain, ajouter 1 litre d’eau de pluie, brasser et filtrer. Diluer à 5%.

Consoude. Lutte contre les mouches blanches et les pucerons.
Faire infuser 8 feuilles hachées pendant 20 minutes dans 1L d’eau. Laisser reposer journée et pulvériser pur.

Fougère (mâle et aigle).
Contre le puceron (lanigère), les larves de taupin.
Extrait fermenté réalisé avec 1 kg de feuilles dans 10L d’eau pendant 4 à 5 jours. Diluer à 10% avant de pulvériser (2 applications sur le sol avant plantation pour contrer les larves de taupin).

Ortie.
Lutte contre les acariens jaunes et rouges.
Infusion à froid de feuilles fraîches et racines hachées, à raison de 800g dans 10L d’eau pendant deux jours. Pulvériser dilué à 10%.

Saponaire.
Lutte contre les pucerons.
Infusion de 100g de plante fraîche pour 1L d’eau. Pulvériser non dilué.

Sureau. Lutte contre les altises, les pucerons et les thrips.
Décoction (1kg de feuilles fraîches dans 10L d’eau, on laisse tremper 24h puis bouillir 30 min). Pulvériser non dilué. Les jeunes feuilles sont les plus intéressantes.

Le savon noir est un excellent mouillant qui renforce l’activité des insecticides en décapant la cuticule des insectes.

Pour les non-initiés des exemples de dilutions :
5% = 5 cl dans 1L ou 50 cl dans 10L
= 1 volume extrait 19 volumes d’eau

10% = 10cl dans 1L ou 1L dans 10L
= 1 volume 9 volumes d’eau

20% = 20cl dans 1L ou 2L dans 10L
= 1 volume 4 volumes d’eau

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Publié 21/03/2010 par Apo dans Santé & bien-être

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Une réponse à “Les plantes servent à nous soigner et elles peuvent aussi se soigner entre elles.

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  1. de prime abord : chouette !!

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